Frise chronologique
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIVe siècle (≈ 1450)
Donjon et premières structures défensives édifiés.
XVe siècle
Extensions médiévales
Extensions médiévales
XVe siècle (≈ 1550)
Ajout d’une aile et d’une tour d’escalier.
XVIe siècle
Aménagements seigneuriaux
Aménagements seigneuriaux
XVIe siècle (≈ 1650)
Transformation de la tour en pigeonnier.
XVIIIe siècle
Remaniements modernes
Remaniements modernes
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Reconstruction partielle et adaptations.
1987
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1987 (≈ 1987)
Protection des parties anciennes et du pigeonnier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Parties subsistantes des XIVe et XVe siècles, y compris la tour-pigeonnier (cad. F 394, 395) : inscription par arrêté du 7 décembre 1987
Personnages clés
| Famille de La Valette - Propriétaires et bâtisseurs |
Lignée noble liée à la construction. |
Origine et histoire
Le château de Labro, situé à Parisot dans le département de Tarn-et-Garonne en région Occitanie, est un monument historique dont les origines remontent principalement aux XIVe et XVe siècles. L’édifice, partiellement reconstruit au XVIIIe siècle, conserve des éléments défensifs médiévaux comme un donjon, une tour d’escalier et un pigeonnier à trois niveaux voûtés en tas de charge. Ces vestiges illustrent l’évolution architecturale du site, marqué par des transformations successives.
À l’origine, le château s’organisait autour de deux ailes encadrant le donjon, dont seule une partie subsiste aujourd’hui. Le logis actuel, flanqué d’une tour hors-œuvre abritant un escalier à vis, repose sur un soubassement voûté d’arêtes, typique des constructions médiévales. La tour sud, transformée en pigeonnier, est ceinturée d’un larmier anti-rongeurs et accessible par une porte ornée d’un écu et d’un arc en accolade, datable du XVIe siècle. Ces aménagements reflètent l’adaptation du site à des usages seigneuriaux puis agricoles.
La famille de La Valette, liée à l’histoire du château, a marqué son empreinte sur les lieux. Les vestiges du XIVe siècle, comme les fenêtres à meneaux et les portes en arc brisé, coexistent avec des ajouts du XVIe siècle (tour et aile) et des remaniements du XVIIIe siècle. Le pigeonnier, élément remarquable, témoigne de l’importance symbolique et pratique de ce type de construction dans les domaines seigneuriaux d’Occitanie, où l’élevage des pigeons était un privilège noble.
Le château s’inscrit dans un paysage rural marqué par l’élevage ovin et une occupation humaine dispersée, caractéristique du causse de Caylus, à la limite du Quercy et du Rouergue. Son histoire est indissociable de celle de Parisot, commune rurale dont la population, après un pic de 1 730 habitants en 1866, est aujourd’hui réduite à 557 résidents. Le site, classé Monument Historique en 1987 pour ses parties des XIVe, XVe et XVIe siècles, reste un témoin majeur du patrimoine défensif et seigneurial de la région.
L’environnement immédiat du château, traversé par les rivières Baye et Seye, est également marqué par des risques naturels comme les inondations et le retrait-gonflement des sols argileux, qui ont pu influencer son état de conservation. Ces contraintes géologiques, couplées à l’isolement relatif de Parisot — située entre Caussade et Villefranche-de-Rouergue —, ont préservé le site d’urbanisations modernes, permettant une lecture encore claire de son plan médiéval.