Château de Labro à Parisot dans le Tarn-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Labro

  • Labro
  • 82160 Parisot
Château de Labro
Château de Labro
Château de Labro
Château de Labro
Château de Labro
Château de Labro
Château de Labro
Château de Labro
Crédit photo : Thérèse Gaigé - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Construction initiale
1519
Rénovations majeures
XVe siècle
Ajouts et modifications
XVIe siècle
Aile et tour ajoutées
XVIIe siècle
Changement de propriétaire
XVIIIe siècle
Restauration et reconstruction
XIXe siècle
Modifications néo-gothiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Parties subsistantes des XIVe et XVe siècles, y compris la tour-pigeonnier (cad. F 394, 395) : inscription par arrêté du 7 décembre 1987

Personnages clés

Anthoine Créato Seigneur ayant supervisé des travaux en 1519.
Pierre de Borbotan Chanoine ayant acquis la seigneurie en 1630.
Pierre-Louis-Joseph Maynier Propriétaire ayant acquis le château en 1811 et entrepris des travaux.
Mathieu Libourel Ancien directeur du restaurant abrité par le château.
Mathieu Muratet Ancien directeur du restaurant abrité par le château.
Rémi Nabailles Ancien directeur du restaurant abrité par le château.

Origine et histoire du Château de Labro

Le château de Labro se situe près d'Onet-le-Château, à environ 5 km au nord de Rodez, en bordure d'une ancienne draille de transhumance reliant l'Aubrac au Quercy ; le chemin d'accès se termine par un abreuvoir qui rappelle la fonction pastorale du site. À l'origine, l'édifice déployait deux ailes de part et d'autre d'un donjon ; il ne subsiste aujourd'hui que le logis et une tour hors œuvre qui abrite un escalier à vis. Le noyau de la construction comporte des éléments datés essentiellement des XIVe-XVe siècles — fenêtre à meneau et porte en arc brisé — mais des inscriptions sur la porte du logis et sur un cadran solaire à l'angle sud-est indiquent la date de 1519, sous le seigneur Anthoine Créato. Des vestiges d'une tour du XIVe siècle subsistent ; une aile et une tour d'escalier furent ajoutées au début du XVIe siècle, puis l'ensemble connut des remaniements et une reconstruction partielle au XVIIIe siècle. La famille La Valette est citée comme constructeur de l'édifice ; la seigneurie passa ensuite, entre autres, au chanoine Pierre de Borbotan en 1630, puis à la famille Combes de Patris au XVIIIe siècle, avant d'être acquise en 1811 par Pierre-Louis-Joseph Maynier, qui fit entreprendre de nouveaux travaux. Le logis actuel s'élève sur un soubassement formé d'une salle voûtée d'arêtes ; la façade nord fut remaniée entre le XVIe et le XVIIe siècle et a reçu des échauguettes ou des modifications de celles-ci. L'enceinte semble avoir été close de murs flanqués de tours rondes aux angles ; il ne reste plus que la tour méridionale, en bordure du ravin, transformée ultérieurement en pigeonnier et divisée en trois niveaux protégés par un larmier pour empêcher les rongeurs. Le pigeonnier présente des voûtes en tas de charge au premier et au troisième niveaux, et un plancher au second ; l'accès se fait à l'étage par une porte ornée d'un écu et d'un arc en accolade. Du point de vue stylistique, l'aile et la tour conservées relèvent d'une inspiration Renaissance et ont été remaniées au XIXe siècle, époque à laquelle la tour reçut un balcon, une porte-fenêtre et un décor néo-gothique agrémenté des armes de la famille Maynier ; la façade est fut également percée de nouvelles fenêtres et munie de lucarnes à frontons triangulaires. Les communs et dépendances ont été largement reconstruits au XIXe siècle : la grande grange n'apparaît pas sur le cadastre de 1811 et l'aile des communs nord porte la date de 1849. À l'intérieur, on note une cave voûtée et une cheminée imposante dans la cuisine ; les cheminées et boiseries du salon et des chambres sont datées du XIXe siècle, et, à l'exception des canonnières des échauguettes et de portes chanfreinées en réemploi, peu d'éléments évoquent l'état d'origine. Les combles présentent deux types de charpentes : la partie nord, plus ancienne, est assemblée par des chevilles de bois et formée d'arbalétriers croisés, tandis que la charpente de la partie sud semble appartenir au XIXe siècle. Le château a par la suite abrité un restaurant, successivement dirigé par Mathieu Libourel, Mathieu Muratet puis Rémi Nabailles.

Liens externes