Château de Labruguière dans le Tarn

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Labruguière

  • Le Bourg
  • 81290 Labruguière
Château de Labruguière
Château de Labruguière
Château de Labruguière
Crédit photo : Jean Laval - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Xe siècle
Construction initiale
1591
Soumission à Henri IV
Fin du XVIe siècle
Restauration du château
1749
Procès du marquis
1777
Victoire de Bernard Dougalos
13 juillet 1927
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour d'angle ronde : inscription par arrêté du 13 juillet 1927

Personnages clés

Guillot de Ferrières Seigneur protestant local ayant soumis le château à Henri IV.
Henri IV Roi de France à qui le château a été soumis en 1591.
Marquis du Lac Seigneur ayant intenté un procès contre les habitants en 1749.
Bernard Dougalos Drapier ayant obtenu gain de cause contre le marquis du Lac en 1777.

Origine et histoire du Château de Labruguière

Le château de Labruguière, dans le Tarn, est inscrit aux monuments historiques depuis le 13 juillet 1927. Il s'élève sur un socle rocheux en bordure d'un plateau qui domine la petite ville. Après une abbaye, un château fort fut bâti au Xe siècle et forma le noyau du village. Pendant les guerres de religion, Labruguière fut pris par Guillot de Ferrières, seigneur protestant local, qui fit soumission à Henri IV en 1591. Le château, restauré à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle, occupait alors une partie des remparts. La seigneurie passa par plusieurs familles et donna lieu à un procès en 1749 intenté par le marquis du Lac, qui, après avoir supprimé les privilèges, réclamait des droits aux habitants. Un drapier, Bernard Dougalos, obtint gain de cause en 1777 et le marquis dut rembourser les impôts indûment perçus pendant vingt-neuf ans. Le logis principal présente un plan en long rectangle avec une façade légèrement arrondie ; les fenêtres à meneau sont régulièrement disposées sur deux étages et des lucarnes se placent sous la corniche du toit. L'inscription aux monuments historiques porte sur une petite tour ronde en encorbellement, qui prend naissance au premier étage et dépasse la toiture d'un étage. Cette tour circulaire repose sur une souche ornée de moulures et de corbeaux sculptés et se compose de trois étages dont les deux inférieurs sont éclairés chacun par une demi-fenêtre croisée encadrée de bandeaux en saillie. Une tour carrée est intégrée au mur pignon et surplombe la toiture en ardoise. La restauration récente a donné à l'ensemble un aspect rajeuni, que certains jugent un peu artificiel.

Liens externes