Origine et histoire
Le château de Lacam a été reconstruit entre 1682 et 1695, date portée sur la porte de l'aile est, par Jean-Claude Coderc de Lacam avec l'autorisation de son suzerain, le baron de Frespech. Bâti sur un éperon, il se compose d'un corps central et de deux ailes en retour d'équerre qui, avec les communs, ferment une cour intérieure. La grande salle a conservé sa cheminée d'origine et accueille le portrait à cheval de Coderc de Lacam, capitaine de chevau-légers. Le château constitue un témoin des modes de construction et de l'architecture castrale de la fin du XVIIe siècle.
Dans un document antérieur à 1682, Jean-François de Gourdon de Genouillac, seigneur baron de Frespech, autorise le sieur Coderc de Lacam, capitaine de chevau-légers, à démolir la "maison de Lacam" ainsi que ses tours, gabions et défenses, le pigeonnier, les écuries voûtées et autres bâtiments. Le même acte lui permet de rebâtir la maison, d'ériger tours, girouettes et gabions, d'installer des défenses, de voûter les offices sous terre, de faire des écuries voûtées et tous les offices qu'il jugera à propos ; il lui concède aussi le droit de fermer la basse-cour par des portails, de bâtir une chapelle, de transporter ou de rebâtir le pigeonnier et de créer des viviers.
Le 20 septembre 1682, Jean-Jacques Coderc de Lacam passe un marché à façon avec Anthoine Dumoulin, maître-maçon à Gandaille, pour la construction "sur le lieu et assiette qu'ils ont déjà marqué et convenu". La date la plus ancienne portée, 1679, figure sur le claveau central de l'arc en plein cintre de la porte des écuries : il est vraisemblable que l'autorisation se rattache à cette période et que les écuries furent les premiers bâtiments reconstruits. La date de 1695 apposée sur le corps principal correspond probablement à la fin des travaux.
D'après Durengues, la chapelle aurait été construite en 1744. D'autres inscriptions de la fin du XVIIIe siècle témoignent d'une nouvelle campagne de travaux : 1770 sur la margelle du puits, 1771 et 1789 sur les enduits de l'aile est, et 1789 sur le portail d'entrée. Deux moulins sur la Tancanne, dont l'un disparu et l'autre en ruines, et une tuilerie transformée en logis au lieu-dit la Tuilerie dépendaient du domaine. Un vivier figure sur le plan cadastral de 1830.