Frise chronologique
début XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
début XIVe siècle (≈ 1404)
Édification du château fort médiéval.
1er quart XVIe siècle
Percement des fenêtres
Percement des fenêtres
1er quart XVIe siècle (≈ 1625)
Modernisation des ouvertures sous influence Renaissance.
1789
Décapitation des tours
Décapitation des tours
1789 (≈ 1789)
Destruction symbolique pendant la Révolution française.
1910-1914
Restauration des tours
Restauration des tours
1910-1914 (≈ 1912)
Exhaussement et ajout de créneaux par Adolphe Whitcomb.
1981-1982
Restauration complète
Restauration complète
1981-1982 (≈ 1982)
Travaux dirigés par Christopher Oldham sur les façades.
12 août 1992
Classement Monument historique
Classement Monument historique
12 août 1992 (≈ 1992)
Protection des façades et toitures par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. C 254) : inscription par arrêté du 12 août 1992
Personnages clés
| Arnaud de Marsan - Premier seigneur de La Caze (1230) |
Vassal des rois de France et d’Angleterre. |
| Arnaut-loup de Lasserre - Chevalier et seigneur (1290) |
Béni par Édouard Ier après un conflit. |
| Pons de Pons - Marquis de La Caze (1550) |
Obtient l’anoblissement du domaine. |
| Joseph Gillet - Marquis et Premier Président (1687-1734) |
Figure majeure du Parlement de Bordeaux. |
| Adhémar de Guilloutet - Propriétaire et maire (1844-1902) |
Développe le cru d’armagnac de La Caze. |
| Christopher Oldham - Propriétaire restaurateur (1981) |
Supervise la dernière grande restauration. |
Origine et histoire
Le château de Lacaze, situé à Parleboscq dans les Landes, trouve ses origines au début du XIVe siècle. Sa structure initiale, caractéristique de l’architecture défensive médiévale, est modifiée au fil des siècles : percement de fenêtres au XVIe siècle, adjonction de pavillons aux XVIIIe et XIXe siècles, et création d’une terrasse. À la Révolution française, les tours sont décapitées et recouvertes de toitures provisoires, lui conférant un aspect de vieux manoir jusqu’au début du XXe siècle.
Entre 1910 et 1914, Adolphe Whitcomb restaure les tours en les exhaussant et en ajoutant créneaux et merlons, redonnant au château son allure fortifiée. En 1981-1982, Christopher Oldham entreprend une restauration majeure des façades, des ouvertures et des tourelles octogonales, préservant cependant la tourelle centrale d’escalier dans son état d’origine. Ces travaux, supervisés par l’Architecte des Bâtiments de France, marquent la dernière grande campagne de conservation du monument.
Le fief de La Caze, mentionné dès la fin du XIe siècle, est successivement détenu par des familles nobles comme les vicomtes de Marsan, les Lasserre, ou les Pons, ces derniers obtenant son érection en marquisat en 1550. Au XVIIIe siècle, la famille Gillet, marquée par des figures influentes comme Joseph Gillet (Premier Président du Parlement de Bordeaux), en devient propriétaire jusqu’à la Révolution. Le château change ensuite plusieurs fois de mains, passant entre autres à Adhémar de Guilloutet, petit-fils du mathématicien Gaspard Monge, qui y développe un cru d’armagnac réputé.
Classé Monument historique en 1992 pour ses façades et toitures, le château de Lacaze illustre l’évolution architecturale et sociale d’un domaine seigneurial landais, des guerres médiévales aux restaurations contemporaines. Son histoire reflète aussi les bouleversements politiques, des conflits anglo-français du Moyen Âge à la Révolution, en passant par l’influence des parlementaires bordelais sous l’Ancien Régime.