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Château de Lacaze à Labastide-Castel-Amouroux dans le Lot-et-Garonne

Château de Lacaze


    47250 Labastide-Castel-Amouroux
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1685
Révocation de l'édit de Nantes
4e quart XVIIe siècle
Construction initiale
1895
Rénovation par Louis Garros
27 mars 2008
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le corps de logis central et les deux pavillons (cad. A2 476) : inscription par arrêté du 27 mars 2008

Personnages clés

François Botet de Lacaze - Propriétaire et lieutenant général Restaura le château après 1685.
Augier de Massilos - Beau-frère de François Botet Emprisonné avec lui après 1685.
Louis Michel Garros - Architecte bordelais Remania l'aile nord en 1895.
Eugène Bülher - Paysagiste Réaménagea le parc en 1895.

Origine et histoire

Le château de Lacaze, situé à 2 km de Labastide-Castel-Amouroux en Lot-et-Garonne, a été construit au 4e quart du XVIIe siècle par la famille Botet de Lacaze, des notables protestants de Casteljaloux. François Botet de Lacaze, lieutenant général du siège de Casteljaloux, en fut le propriétaire emblématique. Après la révocation de l'édit de Nantes en 1685, il fut emprisonné avec son beau-frère Augier de Massilos au Château-Trompette puis à la Bastille. Leurs biens furent saisis et le château partiellement démoli, avant d'être restauré par François Botet après sa libération.

Au XIXe siècle, le château connut d'importants remaniements. En 1895, l'architecte bordelais Louis Garros modifia l'aile nord en y ajoutant une chapelle et supprima l'aile sud. Le paysagiste Eugène Bülher réaménagea simultanément le parc, préservant certains éléments anciens. Ces transformations reflètent l'évolution des goûts architecturaux et paysagers de l'époque, mêlant héritage classique et innovations du XIXe siècle.

Le château fut inscrit aux monuments historiques le 27 mars 2008, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Son histoire, liée à la persécution des protestants après 1685, en fait un témoignage rare des tensions religieuses de l'Ancien Régime. Aujourd'hui, il illustre aussi l'adaptation des demeures aristocratiques aux évolutions architecturales des siècles suivants.

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