Château de Ladhuie à Montayral dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Ladhuie

  • 2-58 Avenue Gambetta 
  • 47500 Montayral
Château de Ladhuie
Château de Ladhuie
Crédit photo : Paternel 1 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction initiale
1424
Prise pendant la guerre
Fin du XVe siècle
Remplacement par un manoir
XVIe siècle
Agrandissement du manoir
1667
Interdiction de la chapelle
1794
Vente comme bien national
XIXe siècle
Aménagement d'un escalier
1950
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures (cad. B 214) : inscription par arrêté du 20 juin 1950

Personnages clés

Lancelot de la Barthe Preneur de la tour pour les Anglais pendant la guerre de Cent Ans.
Naudonnet de Lustrac Repreneur de la tour pour le roi de France pendant la guerre de Cent Ans.
Armand de Laduguie Personnage mentionné entre 1502 et 1506, probablement responsable de la construction du manoir.
Claude Joly Évêque ayant interdit la chapelle domestique en 1667.
Jean Maydieu Acheteur du château comme bien national en 1794.

Origine et histoire du Château de Ladhuie

Le château de Laduie a été bâti par les Templiers au XIIIe siècle. Il trouve son origine dans la construction d'un barrage sur le Lot, dit d'Orgueil, élevé à la fin du XIIIe siècle avec une dizaine d'autres aux frais du roi d'Angleterre pour faciliter la navigation et percevoir des droits de péage. Pour contrôler ce barrage et ces revenus, les seigneurs riverains implantèrent des édifices fortifiés, la tour d'Orgueil — appelée aussi de Ladhuie ou Laduguie — s'appuyant sur l'un d'eux. Pendant la guerre de Cent Ans, en 1424, cette tour fut prise par Lancelot de la Barthe au profit des Anglais puis reprise par Naudonnet de Lustrac pour le roi de France. Selon Gilles Séraphin, la tour fut remplacée à la fin du XVe siècle par un manoir, peut‑être pour Armand de Laduguie, personnage mentionné entre 1502 et 1506, la mouluration des croisées paraissant conforme à cette datation. Un second corps de logis fut adossé à l'ancienne construction à la limite des XVIe et XVIIe siècles, probablement pour la famille de Lagoutte, puis agrandi vraisemblablement durant la première moitié du XVIIe siècle. La pièce voûtée du rez‑de‑chaussée peut correspondre à une chapelle domestique, voûtée et carrelée, laquelle fut interdite après la visite pastorale de Mgr Claude Joly en 1667. Durant la Révolution, le château fut saisi comme bien de l'émigré Brous Cézerac, décrit alors comme très rustique et en mauvais état pour certaines parties, et vendu comme bien national le 24 thermidor An II à Jean Maydieu pour 160 000 livres. Au XIXe siècle, un escalier extérieur donnant sur une terrasse fut aménagé contre l'élévation sud. L'ensemble fut intégré à une laiterie au XXe siècle et est actuellement en cours de restauration. L'édifice, composé d'un corps de logis en retour d'équerre fermé sur une cour intérieure par un mur, renferme de vastes salles aux plafonds élevés avec des cheminées en pierre du XVIIe siècle, des fenêtres géminées romanes à chapiteaux sculptés, une salle à manger où jaillit une source dans le roc et une petite chapelle voûtée. Le château de Laduie a été inscrit au titre des monuments historiques le 20 juin 1950.

Liens externes