Frise chronologique
vers 1270
Construction du château
Construction du château
vers 1270 (≈ 1270)
Don de Géraud V à l’abbé Auger de Condom
1571
Vente à Pierre de Lavardac
Vente à Pierre de Lavardac
1571 (≈ 1571)
Fin de la possession ecclésiastique
1621
Rachat par Jean de Maniban
Rachat par Jean de Maniban
1621 (≈ 1621)
Début de la possession familiale
1791
Abandon du château
Abandon du château
1791 (≈ 1791)
Conséquence de la Révolution française
12 septembre 1922
Classement monument historique
Classement monument historique
12 septembre 1922 (≈ 1922)
Protection officielle des ruines
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (ruines) : classement par arrêté du 12 septembre 1922
Personnages clés
| Géraud V - Comte d’Armagnac |
Donateur du territoire en 1270 |
| Auger - Abbé de Condom |
Commanditaire de la construction |
| Guillaume de Nérac - Constructeur du château |
Architecte pour l’abbé Auger |
| Pierre de Lavardac - Premier propriétaire laïc |
Acheteur en 1571 |
| Jean de Maniban - Propriétaire familial |
Rachat en 1621 |
| Christian Corvisier - Historien |
Auteur d’une étude récente |
Origine et histoire
Le château de Lagardère, construit vers 1270 dans le Gers, est un exemple emblématique de l’architecture castrale gasconne. Il fut érigé sur un territoire cédé par Géraud V, comte d’Armagnac, à l’abbé Auger de Condom, avec l’autorisation d’y bâtir une forteresse. En échange, le comte se réservait le droit d’y loger ses troupes en cas de besoin. L’édifice, conçu par Guillaume de Nérac, resta sous le contrôle des abbés puis des évêques de Condom jusqu’en 1571, date à laquelle il fut vendu à Pierre de Lavardac.
En 1621, le château passa entre les mains de la famille Maniban, qui le conserva jusqu’à la Révolution française en 1791. Abandonné par la suite, il tomba progressivement en ruine. Depuis, une association s’attache à sa restauration et à son étude, avec l’appui de l’historien Christian Corvisier. Classé monument historique en 1922, il illustre les petites forteresses gasconnes édifiées à la frontière entre les territoires anglais et français au Moyen Âge.
Architecturalement, le château se présente comme un parallélépipède légèrement trapézoïdal, long de 25 mètres, flanqué de tours carrées et d’une échauguette. Malgré des aménagements aux XVIe et XVIIe siècles, ses ouvertures d’origine (meurtrières, arbalétrières) ont été préservées, offrant un témoignage rare de l’art militaire de l’époque. Le rez-de-chaussée, dépourvu d’ouvertures extérieures, servait de cellier, tandis que les étages supérieurs abritaient des salles de tir et des équipements domestiques comme des fours.
Le site, dépourvu de fossés ou d’enceinte, reflète une conception défensive adaptée aux conflits locaux. Son accès, initialement prévu par des échelles ou un pont-levis rudimentaire, souligne son rôle de refuge plutôt que de place forte majeure. Aujourd’hui, les ruines font l’objet d’une attention particulière pour préserver ce patrimoine médiéval unique en Occitanie.