Château de Lagardère dans le Gers

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort gascon

Château de Lagardère

  • D158
  • 32310 Lagardère
Château de Lagardère
Château de Lagardère
Crédit photo : Slideseb - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1900
2000
1270
Donation initiale
4e quart XIIIe siècle
Construction du château
1571
Vente du château
1922
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (ruines) : classement par arrêté du 12 septembre 1922

Personnages clés

Géraud V Comte d'Armagnac ayant donné le terrain pour la construction du château.
Auger Abbé de Condom, premier propriétaire du château.
Guillaume de Nérac Constructeur du château pour l'abbé Auger.
Pierre de Lavardac Premier propriétaire privé du château après les évêques de Condom.
Jean de Maniban Propriétaire du château à partir de 1621.
Christian Corvisier Historien ayant expertisé le château pour sa restauration.

Origine et histoire du Château de Lagardère

Les ruines du château de Lagardère, de type gascon, témoignent des petites forteresses édifiées en Gascogne le long de la frontière séparant les possessions anglaises du Condomois et celles françaises de l'Armagnac. Bâti peu après 1270 près de Valence-sur-Baïse, il présente un plan parallélogramme légèrement trapézoïdal de 25 m de long sur 12 m au nord et 10 m au sud, divisé en trois grandes salles. Deux hautes tourelles carrées flanquent la façade nord et une tour massive prolonge l'édifice au sud ; à l'angle sud-est subsistent les restes d'une petite échauguette en encorbellement. Le château ne possède ni fossé, ni barbacane, ni enceinte extérieure. Le rez-de-chaussée, sans ouverture vers l'extérieur, servait de cellier ; il est éclairé par quatre étroites meurtrières et conserve un évier aménagé dans une niche. Les deux tourelles sont pleines à ce niveau et devaient jouer un rôle de contreforts, tandis qu'aux étages supérieurs elles abritent des chambres de tir pour archer ou arbalétrier. Le premier étage est éclairé par deux arbalétrières en croix pattée et deux meurtrières rectangulaires ; le second s'ouvre par deux ouvertures rectangulaires, une meurtrière en croix pattée et deux fenêtres géminées à arcatures trilobées. Au troisième étage subsistent également les traces d'une échauguette. L'accès a varié au cours du temps : il devait à l'origine se faire par la façade sud au moyen d'échelles de corde ou de bois, un accès par une porte au rez-de-chaussée à l'ouest est attesté, et une porte perchée à 2 m, munie d'un pont-levis, a aussi été aménagée. Des aménagements intérieurs, d'époque non précisée, ont modifié l'organisation : des murs de refend ont été créés, l'étage inférieur haut de 5 m a été divisé par un entresol, et le premier étage a reçu deux fours, dont l'un pour la cuisson du pain. Le château de Lagardère fut édifié après la donation, en 1270, par le comte d'Armagnac Géraud V au profit d'Auger, abbé de Condom, autorisé à y construire un ouvrage fortifié ; en contrepartie le comte se réservait le droit d'occuper l'édifice avec ses soldats. La construction fut réalisée par Guillaume de Nérac pour l'abbé Auger. L'édifice resta la propriété des abbés puis des évêques de Condom jusqu'en 1571, date à laquelle il fut vendu à Pierre de Lavardac ; il passa ensuite, en 1621, à Jean de Maniban et demeura dans cette famille jusqu'en 1791, après quoi commencèrent son abandon et sa ruine. Classé monument historique en 1922, le château fait aujourd'hui l'objet d'une étude et d'opérations de restauration conduites par une association locale, qui a sollicité l'historien Christian Corvisier pour une expertise.

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