Château de Lagrange-Monrepos à Nérac dans le Lot-et-Garonne

Château de Lagrange-Monrepos

  • 47600 Nérac
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1644
Aménagement du vestibule
XVIe siècle
Rénovation Renaissance
Début du XVIIe siècle
Changement de propriété
1734
Construction des remises
30 mai 1990
Inscription monument historique
19 septembre 1991
Classement monument historique
Début du XXe siècle
Restauration après incendie
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures des dépendances, y compris les tours et les murs d'enceinte, à l'exclusion des parties modernes ; colombier avec son mécanisme (cad. A 545 à 547) : inscription par arrêté du 30 mai 1990 ; Château, y compris l'escalier d'entrée, la tour ronde et la fontaine (cad. A 545 à 547) : classement par arrêté du 19 septembre 1991

Personnages clés

Henri Ier d'Albret Constructeur du château pour sa maîtresse Marianne Alespée.
Marianne Alespée Maitresse d'Henri Ier d'Albret, à l'origine de la construction du château.
Jean Alespée Conseiller auditeur à la Chambre des Comptes de Nérac, responsable des travaux de rénovation au XVIe siècle.
Jeanne d'Albret Propriétaire et mécène ayant influencé les travaux de rénovation du XVIe siècle.

Origine et histoire

Château de Lagrange-Monrepos.

Le château se situe sur la commune de Nérac, dans le Lot‑et‑Garonne, en Nouvelle‑Aquitaine, au bord de la Baïse. D'origine médiévale, il contrôlait la vallée de la Baïse à proximité de Nérac. Selon la tradition, il aurait été construit par Henri Ier d'Albret pour sa maîtresse Marianne Alespée ; la famille Alespée resta propriétaire jusqu'au début du XVIIe siècle. L'installation de la cour de Navarre à Nérac favorisa, à la Renaissance, la construction et la rénovation de demeures pour l'entourage de la maison d'Albret. Des travaux importants datés des années 1560 — attribués vraisemblablement au maître maçon intervenu au château du Fréchou — semblent avoir été réalisés pour Jean Alespée, conseiller auditeur à la Chambre des Comptes de Nérac et secrétaire de Jeanne d'Albret : remaniement du premier corps de bâtiment, construction d'un second corps adossé, exécution des cheminées et des plafonds peints, aménagement des jardins avec une fontaine architecturée à niches et déplacement d'une galerie dans la cour. Le plan primitif comprend un grand corps de logis rectangulaire bordé par une vaste cour clôturée et par des communs, flanqué sur sa façade nord de deux tours. Une grosse tour ronde, éloignée de quatre mètres de la façade sud, est reliée au logis par un haut mur percé d'une porte encadrée de pilastres et surmontée d'un fronton triangulaire ; cette porte donnait accès à une petite cour carrée aujourd'hui disparue. Les fenêtres à meneaux sont surmontées de frontons triangulaires et ornées d'un motif elliptique convexe ; la porte d'entrée présente un entablement à métopes et triglyphes. La grande salle du premier étage conserve une cheminée monumentale polychrome et des peintures, tandis que des peintures subsistent dans le petit oratoire de la tour nord‑ouest. Au rez‑de‑chaussée, une vaste salle garde un plafond à solives apparentes soutenu par deux poutres maîtresses dont les faces sont peintes de personnages en taille réelle, couchés. À proximité du château, le colombier a conservé l'intégralité de son système d'échelle tournante. À l'est de la cour subsistent les vestiges d'un portail monumental et des communs du XIXe siècle. On retrouve également les vestiges d'un édifice de la fin du Moyen Âge, comprenant un corps de bâtiment doté d'une porte en arc brisé et une tour dans la cour. Un mur d'enceinte cantonné de tours et défendu par des meurtrières semble dater des guerres de Religion. Au premier tiers du XVIIe siècle, la propriété passa à la famille Jausselin, devenue Jausselin de Brassay ; un vestibule fut aménagé devant l'escalier, ouvrant sur une porte datée 1644 surmontée d'armoiries mutilées à la Révolution. En 1734 furent construites des remises et, avant 1777, un bâtiment abritant pressoirs à vin et chais ; des étables, une buanderie et un fournil mentionnés au XVIIIe siècle ont été détruits. La charpente du logis a été refaite après un incendie au début du XXe siècle. Le château, l'escalier d'entrée, la tour ronde et la fontaine sont protégés au titre des monuments historiques, de même que les dépendances, les tours et murs d'enceinte ainsi que le pigeonnier et son mécanisme. L'édifice a été inscrit le 30 mai 1990 puis classé le 19 septembre 1991.

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