Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures ; le grand salon avec son décor ; les deux escaliers Nord et Sud avec leurs rampes en fer forgé ; le pigeonnier (cad. A 354) : inscription par arrêté du 1er septembre 1986
Personnages clés
Famille de Laverny et Laverny d’Amblard - Propriétaires (XVIIe–XVIIIe siècles)
Armoiries bûchées sur fronton
Louis Victor - Architecte attribué
Maître d’œuvre mentionné
Origine et histoire
Le château de Lahitte, anciennement appelé château de Commun, fut construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle à Moncrabeau (Lot-et-Garonne). Son architecture combine un corps central rectangulaire flanqué de deux ailes en retour d’équerre, rythmé par un avant-corps à fronton triangulaire. Les matériaux utilisés — moellons enduits, tuiles creuses, et un pigeonnier hexagonal en pan de bois sur piles de pierre — reflètent les techniques locales. Les armoiries bûchées sur le fronton évoquent son appartenance aux familles de Laverny et Laverny d’Amblard (XVIIe–XVIIIe siècles), alors propriétaires du domaine, qui comprenait les métairies de Petit et Grand Commun.
À l’origine, le château était desservi par deux escaliers en fer forgé : celui de l’aile nord, daté du XVIIIe siècle, et son pendant sud, reconstruit au XIXe siècle dans un style similaire. Entre 1808 et 1842, des remises et écuries furent ajoutées, tandis qu’un grand chai viticole était érigé à la métairie de Grand Commun, illustrant l’orientation agricole du domaine. Une partie des terres, plantées en vignes au début du XIXe siècle, témoigne de l’importance économique de la viticulture dans la région. Le corps nord fut reconstruit au XXe siècle, et le pigeonnier, restauré, conserve son toit polygonal en tuiles plates surmonté d’un lanternon.
Le château de Lahitte est partiellement protégé depuis 1986 : ses façades, toitures, grand salon, escaliers, et pigeonnier sont inscrits aux Monuments Historiques. L’architecte Louis Victor est mentionné comme maître d’œuvre, bien que son rôle exact ne soit pas détaillé. Aujourd’hui, le site appartient à une association et conserve des traces de son passé seigneurial et viticole, entre patrimoine architectural et mémoire rurale.