Inscription MH 15 septembre 1993 (≈ 1993)
Classement des bâtiments et jardins.
Aujourd'hui
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Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château, y compris les éléments de décor intérieurs (salon bleu, bureau, grand salon vert, hall, salle à manger avec son papier peint) , les jardins (cour d'honneur, terrasses, allées et parterres, fontaines et bassins) , les dépendances (bâtiment de l'horloge, chapelle, étable, écuries, forge, séchoir à châtaignes, grenier) (cad. B 56, 174, 176, 179 à 181) : inscription par arrêté du 15 septembre 1993
Personnages clés
Joseph Timothée de Bonnafos - Propriétaire et sauveur
Évite sa destruction en 1793.
Henri Rapine - Architecte en chef
Aménage le grand salon vert.
Origine et histoire du Château de Lamothe
Le château de Lamothe, mentionné dès le XIVe siècle, est situé sur la commune de Puycapel (anciennement associée à Calvinet) en Auvergne-Rhône-Alpes. Bien que d’origine médiévale, il n’a jamais eu de vocation militaire et a été transmis au fil des siècles par alliances familiales, notamment aux familles Roquefort, Gausserand, puis Bonnafos à partir de 1713. Son architecture actuelle résulte de remaniements majeurs aux XVIIIe et XIXe siècles, avec une aile ouest de style romantique intégrant des éléments néogothiques et une tour.
En 1793, le château échappa à la destruction révolutionnaire grâce à Joseph Timothée de Bonnafos, vétéran de la Guerre d’indépendance américaine. Le monument fut préservé dans sa globalité, incluant ses décors intérieurs (salons, bureau, salle à manger avec papier peint) et ses jardins structurés en terrasses, allées et parterres. Les dépendances, comme la chapelle, les écuries ou le séchoir à châtaignes, témoignent de son rôle central dans la vie agricole et seigneuriale locale.
Le château fut inscrit au titre des Monuments Historiques le 15 septembre 1993, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. L’architecte Henri Rapine, en chef des Monuments Historiques, intervint notamment dans l’aménagement du grand salon. Aujourd’hui, le domaine conserve une localisation stratégique en bordure de la route départementale D66, entre Calvinet et Cassaniouze, sur un territoire marqué par l’histoire rurale du Cantal.