Frise chronologique
1780
Début de la construction
Début de la construction
1780 (≈ 1780)
Commandé par le marquis de Fumel.
1787
Inscription sur le fronton
Inscription sur le fronton
1787 (≈ 1787)
Dédié à Marie-Anne d'Abzac.
1789
Interruption des travaux
Interruption des travaux
1789 (≈ 1789)
Causée par la Révolution.
1912
Acquisition par Georges Leygues
Acquisition par Georges Leygues
1912 (≈ 1912)
Restauration du parc entreprise.
1914-1918
Hôpital militaire
Hôpital militaire
1914-1918 (≈ 1916)
Pendant la Première Guerre mondiale.
19 mars 1971
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
19 mars 1971 (≈ 1971)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures (cad. HX 15) : inscription par arrêté du 19 mars 1971
Personnages clés
| Jean-Joseph de Fumel - Marquis de Fumel-Monségur |
Commanditaire du château pour son épouse. |
| Marie-Anne d'Abzac - Épouse du marquis de Fumel |
Dédicataire du château en 1787. |
| Victor Louis - Architecte attribué |
Auteur présumé des plans. |
| Georges Leygues - Député et propriétaire en 1912 |
Restaura le parc et utilisa le château. |
Origine et histoire
Le château de Lamothe, situé à Villeneuve-sur-Lot dans le département de Lot-et-Garonne, a été construit à la fin du XVIIIe siècle pour Jean-Joseph de Fumel, marquis de Fumel-Monségur et baron de Montaigu. Les plans sont attribués à l’architecte bordelais Victor Louis. Le marquis offrit ce château à son épouse, Marie-Anne d'Abzac, comme l’indique l’inscription « 1787, le marquis de Fumel-Montaigu et Marie-Anne d'Abzac sa femme » sur le fronton. La construction, commencée en 1780, fut interrompue par la Révolution française, laissant l’édifice inachevé.
Au début du XIXe siècle, le domaine fut divisé entre plusieurs propriétaires. En 1912, Georges Leygues, député de Villeneuve-sur-Lot, acquit le château et fit restaurer son parc. Pendant la Première Guerre mondiale, le bâtiment servit d’hôpital militaire. Entre 1937 et 1940, il fut transformé en centre d’hébergement pour les enfants espagnols réfugiés. Le domaine passa ensuite par héritage à la famille Raphaël-Leygues.
Le château présente une architecture rectangulaire avec un avant-corps central à fronton triangulaire, encadré de deux ailes latérales. Le parc, aménagé avec des allées de platanes et un bassin circulaire, conserve les vestiges d’une motte féodale médiévale, surmontée d’un colombier. Ce site, partiellement classé Monument Historique depuis 1971, illustre les transformations architecturales et sociales des XVIIIe et XIXe siècles.
À l’origine, une tour médiévale contrôlait le passage sur le Lot, comme en témoigne un dessin du XVIe siècle. Le pigeonnier actuel, daté des XVIe ou XVIIe siècles, repose sur des piles en pierre. Le château, conçu comme une résidence aristocratique, reflète aussi les usages militaires et humanitaires qui marquèrent son histoire ultérieure.