Frise chronologique
1298
Première mention écrite
Première mention écrite
1298 (≈ 1298)
Herbergamentum et terras de Lancheneil cités.
vers 1516
Construction du château
Construction du château
vers 1516 (≈ 1516)
Fondation par Pierre de Mathefelon et chapelle.
1531
Érection en châtellenie
Érection en châtellenie
1531 (≈ 1531)
Par Guy XVII de Laval, malgré oppositions.
1531-1547
Érection en châtellenie
Érection en châtellenie
1531-1547 (≈ 1539)
Par Guy XVII de Laval, malgré contestations.
1614
Description détaillée
Description détaillée
1614 (≈ 1614)
Aveu mentionnant tours, fossés et jardins.
XIXe siècle
Rénovations néo-gothiques
Rénovations néo-gothiques
XIXe siècle (≈ 1865)
Travaux menés par les marquis de Préaulx.
1908-1917
Restauration néo-gothique
Restauration néo-gothique
1908-1917 (≈ 1913)
Travaux dirigés par l’architecte Delarue.
1927
Classement monument historique
Classement monument historique
1927 (≈ 1927)
Inscription des façades et colombiers.
1961
Nouvelle vocation sociale
Nouvelle vocation sociale
1961 (≈ 1961)
Acquisition par l’Association Lancheneil.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Lancheneil et ses anciens colombiers : inscription par arrêté du 10 décembre 1927
Personnages clés
| Pierre de Mathefelon - Constructeur et fondateur |
Bâtit le château et la chapelle en 1516. |
| Guy XVII de Laval - Seigneur et bienfaiteur |
Érige Lancheneil en châtellenie en 1531. |
| Claude de Meaulne - Marquis de Lancheneil |
Seigneur au XVIIe siècle, père de sept enfants. |
| Marie Charlotte de Préaulx - Marquise et mécène |
Rénove le château en style néo-gothique (1908-1917). |
| Jean Pichot - Chapelain et chanoine |
Servit la chapelle au XVIIIe siècle. |
| Antoine de Saint-Mathieu - Seigneur par alliance |
Époux de Jeanne du Raynier en 1613. |
| Amaury de Préaulx - Dernier marquis |
Héritier jusqu’en 1971, avant cession associative. |
Origine et histoire
Le château de Lancheneil, situé à Nuillé-sur-Vicoin dans la Mayenne angevine, trouve ses origines au début du XVIe siècle. Construit vers 1516 par Pierre de Mathefelon, il incarne l’architecture de la Renaissance avec des éléments défensifs comme des tours, des fossés et une cour close de murailles. Les ouvertures ogivales à contrecourbes et les écussons armoriés, notamment ceux de la famille Mathefelon, témoignent de cette période. Le domaine était alors une châtellenie érigée par Guy XVII de Laval, dotée de droits seigneuriaux comme un gibet et des péages.
La seigneurie de Lancheneil, contestée par les habitants de Laval en 1682 pour ses foires concurrentes, était un centre de pouvoir local. Le château abritait une chapelle fondée en 1516, dédiée à Saint-Nicolas, et dotée de revenus ecclésiastiques. Les vestiges du XVIe siècle, comme la tour des archives voûtée ou les colombiers, coexistent avec des ajouts ultérieurs. La chapelle ronde, reconstruite au XVIIIe siècle, conserve des éléments liturgiques comme une pierre sacrée scellée d’un écusson aux armes des Mathefelon.
Au XIXe siècle, le château passe à la famille de Préaulx, qui le remanie dans un style néo-gothique entre 1908 et 1917 sous la direction de l’architecte Delarue. Pendant la Révolution, il sert d’hôpital pour les chouans. Depuis 1961, le domaine appartient à une association dédiée à l’accompagnement de personnes en situation de handicap. Classé monument historique en 1927, il allie ainsi patrimoine architectural et vocation sociale contemporaine.
Les seigneurs successifs, des Mathefelon aux Meaulne puis aux Préaulx, ont marqué son histoire. Parmi eux, Claude de Meaulne, marquis au XVIIe siècle, ou Marie Charlotte de Préaulx, dernière héritière à avoir transformé le château. Les archives mentionnent aussi des chapelains comme Jean Pichot ou René-Alexandre de Preaulx, liés à la vie religieuse du domaine.
L’architecture reflète ces strates historiques : la tour polygonale disparue, les deux tours est subsistantes, ou le bâtiment des anciens greniers. Des détails comme les pavés armoriés ou les inscriptions latines (Ad magnates velut ad ignem) rappellent son passé seigneurial. Le site, aujourd’hui protégé, reste un témoignage des dynamiques sociales et politiques de la Mayenne depuis cinq siècles.