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Château de Landal à Broualan en Ille-et-Vilaine

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Landal

  • Château de Landal
  • 35120 Broualan
Château de Landal
Château de Landal
Château de Landal
Château de Landal
Château de Landal
Crédit photo : Armael - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
35120 Broualan, Château de Landal

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Premières mentions de la seigneurie
XVe siècle
Fortification du château
1716
Érection en comté
1758
Incendie par les Anglais
1850
Reconstruction du logis
1981
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château, des communs, de la chapelle et de la fuie (cad. D 2, 7) : inscription par arrêté du 6 octobre 1981

Personnages clés

Marie de Montauban - Dame de Landal (XVe siècle) Accusée d’empoisonnement, enfermée par son époux.
Olivier de France - 1er comte de Landal (1666–1748) Obtient l’érection en comté en 1716.
Olivier-Joseph de France - Comte et capitaine des gardes-côtes Résiste aux Anglais en 1758.
Louis du Breil - Propriétaire et reconstructeur (XIXe siècle) Rebâtit le donjon vers 1850.
Maurice de Thomasson - Acquéreur en 1892 Modernise partiellement le château.
Arthur Regnault - Architecte (fin XIXe siècle) Conçoit la porterie monumentale.

Origine et histoire du Château de Landal

Le château de Landal, situé à Broualan en Ille-et-Vilaine, est un édifice médiéval dont les origines remontent au XIe siècle. Il fut initialement un manoir seigneurial, puis une forteresse fortifiée au XVe siècle avec quatre tours, dont deux subsistent encore partiellement. Le domaine, entouré de douves et d’un étang, était protégé par une enceinte avec courtine et pont-levis. Il servit de garnison aux ducs de Bretagne pendant la guerre de Cent Ans, notamment sous Marie de Montauban, accusée d’empoisonnement et contrainte de s’y enfermer.

Au XVIIe siècle, le château est profondément remanié, notamment son donjon quadrangulaire entouré de quatre tours rondes. En 1758, il est incendié par les Anglais en représailles à la résistance de son propriétaire, Olivier-Joseph de France, capitaine des gardes-côtes de Dol. Le domaine, qui s’étend sur 350 hectares, inclut une chapelle seigneuriale, un colombier, et une avenue cavalière de 1 200 mètres, typiques des grands châteaux bretons.

Le château change plusieurs fois de mains, passant des Rohan aux Rochechouart-Mortemart, puis à la famille de France, qui obtient l’érection de Landal en comté en 1716. Au XIXe siècle, Louis du Breil reconstruit partiellement le logis, et l’architecte Arthur Regnault ajoute une porterie monumentale en 1899. Inscrit aux Monuments Historiques en 1981 pour ses façades et toitures, le château, après des périodes d’abandon et de vandalisme, reste un symbole du patrimoine breton, bien que non accessible au public aujourd’hui.

La seigneurie de Landal, mentionnée dès le XIe siècle, fut détenue par des familles illustres comme les Montsorel, Aubigné, Montauban, et Rohan. Ces lignées marquèrent l’histoire bretonne, notamment par des alliances matrimoniales et des conflits, comme l’empoisonnement présumé de Louis Ier de Rohan-Guéméné par Marie de Montauban. Le château, témoin de ces intrigues, fut aussi un enjeu stratégique pendant les guerres franco-anglaises.

Au XVIIIe siècle, le comté de Landal passe à la famille du Breil, qui le conserve jusqu’à sa vente en 1892 à Maurice de Thomasson. Ce dernier modernise partiellement l’ensemble, mais le projet de pont-levis n’aboutit pas. Après 2013, le château, géré brièvement par la famille Guyot, retombe dans l’abandon en 2016 en raison d’un différend avec l’abbaye de la Lucerne, propriétaire actuel. Malgré son état, il attire encore des explorateurs urbains.

Le domaine de Landal, avec son bois de 100 hectares et son potager muré de 600 ares, illustre l’architecture défensive et seigneuriale bretonne. Ses éléments protégés — donjon, communs, chapelle et fuie — reflètent les transformations successives, des fortifications médiévales aux aménagements des XVIIe et XIXe siècles. Aujourd’hui, bien que fermé au public, il reste un témoignage majeur du patrimoine historique et architectural de la Bretagne.

Liens externes

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