Château de Lanquais en Dordogne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Renaissance

Château de Lanquais

  • D22
  • 24150 Lanquais
Château de Lanquais
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Château de Lanquais
Château de Lanquais
Crédit photo : Hans Hillewaert - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Reconstruction défensive
1577
Siège et arrêt travaux
XVIe siècle
Transformation Renaissance
1942
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château et l'allée d'ormeaux qui y conduit : classement par arrêté du 8 juillet 1942 - L'aile ouest, les dépendances, le mur d'enceinte, la cour et son terrain d'assiette, en totalité, à l'exception des parties déjà classées (cad. A 628) : inscription par arrêté du 14 septembre 2010

Personnages clés

Henri de La Tour d'Auvergne Duc de Bouillon ayant dirigé le siège de 1577.
Mme de Limeuil Favorisée du roi Henri II, initiatrice des transformations Renaissance.

Origine et histoire du Château de Lanquais

Le château de Lanquais, situé sur la commune de Lanquais en Dordogne, est un ensemble bâti aux XVe et XVIe siècles, classé aux monuments historiques le 8 juillet 1942 et inscrit le 14 septembre 2010. Édifié sur un site d'habitat ancien, il associe une gentilhommière médiévale à un palais de style Renaissance, d'où son surnom local de « Louvre inachevé du Périgord ». Dès le Xe siècle et jusqu'au XIIe siècle, le lieu servit de résidence aux évêques de Périgueux ; il fut ensuite une place forte médiévale qui, selon la tradition, fut assiégée et prise par les Anglais en 1345. Au XVe siècle on reconstruit la partie défensive devenue nécessaire après les guerres : la grosse tour ronde à mâchicoulis et la façade conservée appartiennent à cette phase. À la moitié du XVIe siècle, sous l'impulsion de la famille de La Tour et de Mme de Limeuil, favorisée du roi Henri II, on entreprend une vaste transformation pour donner au château un caractère « à l'italienne », avec le concours probable d'équipes venues des chantiers royaux, mais le projet restera inachevé et seule la moitié de l'aile Renaissance sera réalisée, accolée au logis du XVe siècle. L'aile Renaissance présente deux corps perpendiculaires formant un T, l'escalier placé à l'extrémité d'un pavillon aboutissant à une galerie desservant les pièces ; le projet initial visait un grand corps de logis flanqué de deux pavillons. Les élévations adoptent un vocabulaire classique : larges bandeaux horizontaux divisant les étages, chaînages de pierre soulignant verticalement les façades au droit des fenêtres, lucarnes couronnées de frontons, bandeaux, corniches et chaînages d'angle d'un dessin nouveau. Les fenêtres hautes de l'aile Renaissance s'inspirent des modèles publiés dans le Livre II d'architecture d'Androuet du Cerceau (1561) et la décoration intérieure, dont la finition date de 1604, fait appel à des artistes italiens pour certaines cheminées. L'intérieur du château est, dans l'ensemble, très préservé : plafonds, planchers, menuiseries et cheminées monumentales sculptées remontent à l'époque de construction. En 1577, un siège dirigé par Henri de La Tour d'Auvergne, futur duc de Bouillon, provoqua l'arrêt des travaux après un bombardement important. Le domaine passa ensuite par plusieurs héritages et ventes, connut un relatif déclin puis des changements de propriétaires, et resta dans la même famille jusqu'en 1949. Aujourd'hui le château est visitable et illustre la juxtaposition remarquable entre architecture défensive médiévale et influences de la Renaissance italienne adaptées au Périgord.

Liens externes