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Château de Laprée dans le Pas-de-Calais

Château de Laprée

  • 1 Rue du Château de Lapree
  • 62120 Quiestède
Rue du Château de Lapree, 62120 Quiestède, France

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1425
Première mention de la seigneurie
1605
Anoblissement de Claude Le Roy
1669
Acquisition par les Lencquesaing
1676
Début des travaux
1740
Construction du château actuel
1811
Agrandissement de l’aile gauche
1892
Surélévation du château
1986
Classement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jean-Jacques II de Lencquesaing (1629-1683) - Premier propriétaire Lencquesaing Acheteur de la seigneurie en 1669.
Dominique-Jean-Jacques de Lencquesaing (1706-1776) - Bâtisseur du château actuel Commanditaire de la construction en 1740.
Jean-Louis Chipart - Architecte du château Concepteur des plans en 1740.
Louis-Dominique-Arthur de Lencquesaing (1809-1887) - Transformateur du XIXe siècle Supprime fossés et redessine le parc.
Albéric-Louis de Lencquesaing (1851-1936) - Modernisateur du château Ajoute un étage et renforce l’aile gauche.
Edouard-François de Lencquesaing (né en 1949) - Restaurateur contemporain Rénovation du vestibule en 2009.

Origine et histoire

Le château de Laprée trouve ses origines dans une ancienne seigneurie dépendant de Quiestède, mentionnée dès 1425 sous Jean de La Viéville. Au XVIe siècle, la terre passe aux Le Roy, famille de juristes anoblie en 1605. En 1669, Jean-Jacques II de Lencquesaing, receveur des aides d’Artois et récent anobli, acquiert la seigneurie endettée, incluant un vieux château féodal entouré de fossés et d’un pont-levis. Il entreprend des travaux dès 1676, symbolisant son ascension sociale.

L’actuel château est construit en 1740 par Dominique-Jean-Jacques de Lencquesaing, après l’incendie de sa résidence à Saint-Omer. Conçu par l’architecte Jean-Louis Chipart, il mêle briques, pierres et grès, avec un toit d’ardoises bleutées. Le bâtiment organise distinctement espaces de réception, d’intimité et de service, tandis que les jardins, dessinés par « maître May », adoptent un style à la française. Une chapelle attenante, ornée de sculptures de l’atelier Piette, renforce le caractère sacré du lieu.

Au XIXe siècle, Louis-Dominique-Arthur de Lencquesaing modernise radicalement le domaine : il supprime les symboles féodaux (pont-levis, douves), redessine les intérieurs et transforme les jardins à l’anglaise, autour d’un étang créé en comblant les fossés. En 1892, Albéric-Louis de Lencquesaing surélève le château pour loger sa famille nombreuse, ajoutant des pignons et une aile de service. Les archives familiales, conservées sur place, offrent un témoignage rare sur la noblesse artésienne sous l’Ancien Régime.

Le château, toujours propriété des Lencquesaing, a été restauré dans les années 1980 et 2009. Il se visite lors des Journées du Patrimoine et conserve des éléments remarquables : fresques du XVIIIe siècle, décors en plâtre de Saint-Omer, et une chapelle aux fausses colonnes sculptées. Les façades et la toiture du pavillon de 1676 sont classées depuis 1986.

Liens externes

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