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Château de Largentière en Ardèche

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Largentière

  • 17 D305
  • 07110 Largentière
Château de Largentière
Château de Largentière
Château de Largentière
Château de Largentière
Château de Largentière
Château de Largentière
Château de Largentière
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Château de Largentière
Château de Largentière
Château de Largentière
Château de Largentière
Château de Largentière
Château de Largentière
Château de Largentière
Château de Largentière
Château de Largentière
Crédit photo : Pramzan - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
07110 Largentière, 17 D305

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1177
Droit de battre monnaie
1210
Accord évêque-comte
1226
Prise par Louis VIII
XIIIe siècle
Construction initiale
1670
Siège pendant la révolte de Roure
1714
Vente au marquis de Brison
1847
Achat par la ville
2015
Restauration du donjon
Aujourd'hui
Aujourd'hui
2027
Ouverture prévue du campus

Patrimoine classé

Château (ancien) : inscription par arrêté du 31 mai 1927

Personnages clés

Frédéric Barberousse - Empereur du Saint-Empire Accorde le droit de monnaie à l'évêque (1177).
Raymond V de Toulouse - Comte de Toulouse Rival de l'évêque pour les mines.
Raymond VII de Toulouse - Comte de Toulouse Prend le château en 1223 avant perte.
Louis VIII - Roi de France Récupère Largentière en 1226.
Claude de Tournon - Évêque de Viviers Agrandit le château (XVIe siècle).
d'Artagnan - Mousquetaire du roi Libère le château en 1670.
François Grimoard de Beaumont - Marquis de Brison Acheteur et rénovateur en 1714.

Origine et histoire du Château de Largentière

Le château de Largentière, situé dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes, trouve ses origines au XIIIe siècle. Construit sur un éperon rocheux dominant la vallée de la Ligne, il était initialement une tour de contrôle appelée Argentaria, liée à l'exploitation des mines de plomb argentifère. Ce site stratégique permettait de surveiller les routes commerciales et de protéger les ressources minières, objet de conflits entre l'évêque de Viviers et le comte de Toulouse.

Au XIIe siècle, les mines de Largentière deviennent un enjeu majeur entre les seigneurs locaux. En 1177, l'empereur Frédéric Barberousse accorde à l'évêque de Viviers le droit de battre monnaie, renforçant son pouvoir. Cependant, le comte de Toulouse, Raymond V, conteste cette autorité, conduisant à des accords fragiles et à la construction de tours rivales. La tour Argentaria, future base du donjon, symbolise cette rivalité. En 1210, un accord est signé entre l'évêque et le comte, mais les tensions persistent, notamment pendant la croisade des Albigeois.

Pendant la croisade des Albigeois (1209-1229), le château change plusieurs fois de mains. Raymond VII de Toulouse s'en empare en 1223, avant que le roi de France Louis VIII ne le récupère en 1226. Le traité de Paris (1229) confirme la mainmise de l'évêque de Viviers sur le château et les mines. Au fil des siècles, le château est agrandi, notamment aux XVe et XVIe siècles par les évêques Jean de Montchenu et Claude de Tournon, qui y ajoutent des remparts et une tour pentagonale.

Au XVIIe siècle, le château résiste à la révolte de Roure (1670), où il est assiégé pendant deux mois avant d'être libéré par les troupes royales, dont le célèbre mousquetaire d'Artagnan. En 1714, il est vendu au marquis de Brison, qui le transforme en résidence seigneuriale en y ajoutant des étages, un escalier monumental et une route carrossable. Après la Révolution, le château devient un tribunal, puis une prison jusqu'en 1847.

Racheté par la ville de Largentière en 1847, le château est converti en hôpital jusqu'en 1995. Des modifications majeures, comme l'ajout de deux étages en 1858, masquent partiellement le donjon. Depuis les années 1990, des campagnes de restauration visent à retrouver son aspect médiéval, avec la démolition des ajouts modernes et la restauration de la toiture du donjon en 2015. Aujourd’hui, il est destiné à accueillir un campus des métiers de la restauration et de l’hôtellerie d’ici 2027.

Liens externes

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