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Château de Larnagol dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Larnagol

    Rue du Château
    46160 Larnagol
Propriété privée
Château de Larnagol
Château de Larnagol
Château de Larnagol
Château de Larnagol
Château de Larnagol
Château de Larnagol
Château de Larnagol
Château de Larnagol
Château de Larnagol
Château de Larnagol
Crédit photo : P. Danilo Royet - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1638
Vente à Pierre de Laporte
1705–1729
Reconstruction du château inférieur
1768–1771
Acquisition d'éléments décoratifs
1870
Division du domaine
1924
Achat par Raymond Subes
25 mai 2001
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château et ses jardins (cad. AO 113, 114, 149) : inscription par arrêté du 25 mai 2001

Personnages clés

Pierre de Laporte - Seigneur et magistrat Acheteur en 1638, initiateurs des transformations.
Jean de Laporte - Commanditaire des travaux Reconstruction du château inférieur (1705–1729).
Marc Orsini - Stucateur italien Auteur présumé des décors Régence.
Raymond Subes - Ferronnier d’art Propriétaire et rénovateur en 1924.
François Fortier - Maître maçon Dirige les travaux à partir de 1712.

Origine et histoire

Le château de Larnagol, situé dans le village éponyme du Lot, trouve ses origines dans un castrum médiéval dont subsistent des vestiges du XIe au XIVe siècle. Avant 1624, Charles de Cazilhac, baron de Cessac, en devient vicomte avant que son fils, François, ne vende en 1638 la terre et un château ruiné à Pierre de Laporte, magistrat de Figeac. Les Laporte, seigneurs jusqu’à la Révolution, transforment radicalement le site : le « château supérieur » (médiéval) devient des dépendances, tandis que le « château inférieur » est reconstruit entre 1705 et 1729 sous la direction de Jean de Laporte, avec un escalier monumental et des décors Régence attribués au stucateur italien Marc Orsini.

En 1780, Paule de Laporte épouse Étienne-Trophime de Seguin, marquis de Reyniès, transmettant le château à cette famille jusqu’en 1840, date à laquelle il est vendu à Louis-Victor Benech. Le domaine est ensuite morcelé : la commune acquiert le « château supérieur » en 1870 pour y installer mairie et écoles, tandis que le « château inférieur » passe entre les mains des Saint-Chamarand, des Gimberge (viticulteurs), puis de Raymond Subes en 1924. Ce ferronnier d’art parisien enrichit le château au début du XXe siècle, avant son inscription aux monuments historiques en 2001 pour ses éléments architecturaux des XIIIe, XVIIIe et XXe siècles.

Les vestiges médiévaux incluent une tour à contreforts plats (XIIe–XIIIe siècle), des baies géminées (XIIIe–XIVe siècle) et un beffroi du XVe siècle. Le « château inférieur », reconstruit au XVIIIe siècle, conserve un décor intérieurs Régence et des colonnes acquises en 1768–1771 provenantes du château de Saint-Sulpice. L’ensemble illustre l’évolution d’une seigneurie quercynoise, des féodaux Laporte aux artisans du XXe siècle, en passant par les magistrats et viticulteurs qui ont marqué son histoire.

Le site, aujourd’hui protégé, témoigne de stratifications architecturales rares : du castrum primitif aux campagnes de modernisation des Laporte (escalier rampe-sur-rampe, stucs), jusqu’aux interventions de Subes. Les archives mentionnent aussi des droits seigneuriaux (four banal, péage sur le Lot) et des liens avec Figeac, soulignant son rôle économique et social dans le Haut-Quercy.

Les sources historiques s’appuient sur des monographies locales (Edmond Albe), des bulletins archéologiques (Valérie Rousset) et des inventaires patrimoniaux. Le château, ouvert à la visite, reste un exemple emblématique de l’adaptation des élites régionales aux mutations politiques (Rvolution) et artistiques (Art nouveau via Subes).

Liens externes