Frise chronologique
1638
Vente à Pierre de Laporte
Vente à Pierre de Laporte
1638 (≈ 1638)
Acquisition par une famille de magistrats.
1705–1729
Reconstruction du château inférieur
Reconstruction du château inférieur
1705–1729 (≈ 1717)
Campagne dirigée par Jean de Laporte.
1768–1771
Acquisition d'éléments décoratifs
Acquisition d'éléments décoratifs
1768–1771 (≈ 1770)
Colonnes et balustres de Saint-Sulpice.
1870
Division du domaine
Division du domaine
1870 (≈ 1870)
Château supérieur cédé à la commune.
1924
Achat par Raymond Subes
Achat par Raymond Subes
1924 (≈ 1924)
Enrichissement par un ferronnier d’art.
25 mai 2001
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
25 mai 2001 (≈ 2001)
Protection du château et jardins.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château et ses jardins (cad. AO 113, 114, 149) : inscription par arrêté du 25 mai 2001
Personnages clés
| Pierre de Laporte - Seigneur et magistrat |
Acheteur en 1638, initiateurs des transformations. |
| Jean de Laporte - Commanditaire des travaux |
Reconstruction du château inférieur (1705–1729). |
| Marc Orsini - Stucateur italien |
Auteur présumé des décors Régence. |
| Raymond Subes - Ferronnier d’art |
Propriétaire et rénovateur en 1924. |
| François Fortier - Maître maçon |
Dirige les travaux à partir de 1712. |
Origine et histoire
Le château de Larnagol, situé dans le village éponyme du Lot, trouve ses origines dans un castrum médiéval dont subsistent des vestiges du XIe au XIVe siècle. Avant 1624, Charles de Cazilhac, baron de Cessac, en devient vicomte avant que son fils, François, ne vende en 1638 la terre et un château ruiné à Pierre de Laporte, magistrat de Figeac. Les Laporte, seigneurs jusqu’à la Révolution, transforment radicalement le site : le « château supérieur » (médiéval) devient des dépendances, tandis que le « château inférieur » est reconstruit entre 1705 et 1729 sous la direction de Jean de Laporte, avec un escalier monumental et des décors Régence attribués au stucateur italien Marc Orsini.
En 1780, Paule de Laporte épouse Étienne-Trophime de Seguin, marquis de Reyniès, transmettant le château à cette famille jusqu’en 1840, date à laquelle il est vendu à Louis-Victor Benech. Le domaine est ensuite morcelé : la commune acquiert le « château supérieur » en 1870 pour y installer mairie et écoles, tandis que le « château inférieur » passe entre les mains des Saint-Chamarand, des Gimberge (viticulteurs), puis de Raymond Subes en 1924. Ce ferronnier d’art parisien enrichit le château au début du XXe siècle, avant son inscription aux monuments historiques en 2001 pour ses éléments architecturaux des XIIIe, XVIIIe et XXe siècles.
Les vestiges médiévaux incluent une tour à contreforts plats (XIIe–XIIIe siècle), des baies géminées (XIIIe–XIVe siècle) et un beffroi du XVe siècle. Le « château inférieur », reconstruit au XVIIIe siècle, conserve un décor intérieurs Régence et des colonnes acquises en 1768–1771 provenantes du château de Saint-Sulpice. L’ensemble illustre l’évolution d’une seigneurie quercynoise, des féodaux Laporte aux artisans du XXe siècle, en passant par les magistrats et viticulteurs qui ont marqué son histoire.
Le site, aujourd’hui protégé, témoigne de stratifications architecturales rares : du castrum primitif aux campagnes de modernisation des Laporte (escalier rampe-sur-rampe, stucs), jusqu’aux interventions de Subes. Les archives mentionnent aussi des droits seigneuriaux (four banal, péage sur le Lot) et des liens avec Figeac, soulignant son rôle économique et social dans le Haut-Quercy.
Les sources historiques s’appuient sur des monographies locales (Edmond Albe), des bulletins archéologiques (Valérie Rousset) et des inventaires patrimoniaux. Le château, ouvert à la visite, reste un exemple emblématique de l’adaptation des élites régionales aux mutations politiques (Rvolution) et artistiques (Art nouveau via Subes).