Frise chronologique
1624
Vicomté de Charles de Cazilhac
Vicomté de Charles de Cazilhac
1624 (≈ 1624)
Charles de Cazilhac, baron de Cessac, vicomte de Larnagol.
11 décembre 1638
Vente à Pierre de Laporte
Vente à Pierre de Laporte
11 décembre 1638 (≈ 1638)
Achète la terre et le château ruiné.
1667
Dénombrement des châteaux ruinés
Dénombrement des châteaux ruinés
1667 (≈ 1667)
Pierre de Laporte décrit deux châteaux anciens.
1705-1729
Construction du château inférieur
Construction du château inférieur
1705-1729 (≈ 1717)
Dirigée par Jean de Laporte et François Fortier.
années 1780
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux
années 1780 (≈ 1780)
Par Étienne-Alexandre de Laporte avec décors Régence.
1780
Mariage de Paule de Laporte
Mariage de Paule de Laporte
1780 (≈ 1780)
Transmission du château aux Seguin de Reyniès.
4 septembre 1840
Vente à Louis-Victor Benech
Vente à Louis-Victor Benech
4 septembre 1840 (≈ 1840)
Changement de propriétaire après les Laporte.
1870
Acquisition du château supérieur
Acquisition du château supérieur
1870 (≈ 1870)
Par la commune pour la mairie et écoles.
1924
Achat par Raymond Subes
Achat par Raymond Subes
1924 (≈ 1924)
Ferronnier d’art parisien nouveau propriétaire.
25 mai 2001
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
25 mai 2001 (≈ 2001)
Protection officielle du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Charles de Cazilhac - Vicomte de Larnagol |
Propriétaire avant 1624, baron de Cessac. |
| Pierre de Laporte - Magistrat et seigneur |
Acheteur en 1638, lieutenant général. |
| Jean de Laporte - Constructeur du château inférieur |
Lance les travaux entre 1705 et 1729. |
| François Fortier - Maître maçon |
Dirige la reconstruction du logis en 1712. |
| Étienne-Alexandre de Laporte - Dernier seigneur Laporte |
Achève le château dans les années 1780. |
| Marc Orsini - Stucateur italien |
Auteur présumé des décors Régence. |
| Raymond Subes - Ferronnier d’art |
Propriétaire à partir de 1924. |
Origine et histoire
Le château de Larnagol, situé dans le village éponyme du Lot, se compose de deux édifices distincts : le « château supérieur », vestige médiéval partiellement daté du XIe au XIVe siècle, et le « château inférieur », reconstruit entre 1705 et les années 1780. Les ruines du château primitif incluent une tour à contreforts plats et des maçonneries anciennes, tandis que le château neuf intègre des éléments architecturaux des XIIIe et XVe siècles, comme un beffroi carré et des baies géminées.
Avant 1624, la seigneurie de Larnagol appartient à Charles de Cazilhac, vicomte, avant d’être vendue en 1638 à Pierre de Laporte, magistrat de Figeac. Ce dernier, lieutenant général de la sénéchaussée, possède en 1667 deux châteaux « fort vieux et ruinés », accompagnés de droits seigneuriaux comme un four banal et un péage sur le Lot. La famille Laporte, qui conserve la seigneurie jusqu’à la Révolution, entreprend une transformation majeure du site : Jean de Laporte (petit-fils de Pierre) lance entre 1705 et 1729 la construction du château « inférieur », dirigée par le maître maçon François Fortier. Ce dernier érige un escalier monumental et réaménage le logis primitif.
Le décor intérieur, notamment les stucs Régence du deuxième étage, pourrait être l’œuvre de l’Italien Marc Orsini. Étienne-Alexandre de Laporte, fils de Jean, achève les travaux dans les années 1780 et acquiert des éléments architecturaux du château de Saint-Sulpice pour embellir le domaine. En 1780, sa fille Paule épouse Étienne-Trophime de Seguin, marquis de Reyniès, transmettant ainsi le château à cette famille. Après la Révolution, le domaine change plusieurs fois de mains : vendu en 1840 à Louis-Victor Benech, il passe aux familles Sirand, Bonhomme (1869), puis Saint-Chamarand et Gimberge, avant d’être acquis en 1924 par le ferronnier d’art parisien Raymond Subes.
En 1870, le « château supérieur » est acheté par la commune pour y installer la mairie et les écoles, tandis que le « château inférieur » reste une propriété privée. L’ensemble est inscrit aux monuments historiques en 2001. Les vestiges médiévaux, comme les contreforts et les baies géminées, coexistent avec les ajouts classiques, illustrant une stratification architecturale rare. Les archives mentionnent également des droits seigneuriaux liés au Lot, soulignant l’importance stratégique du site.
Les sources archéologiques et historiques, dont les travaux de Valérie Rousset et Edmond Albe, confirment l’ancienneté du castrum et son évolution en résidence seigneuriale. Les fouilles et études locales, comme celles publiées dans le Bulletin de la Société des Études du Lot, précisent l’organisation médiévale du site et son adaptation aux besoins des familles nobles successives, des Cazilhac aux Subes.