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Château de Lastouzeilles à Palleville dans le Tarn

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Lastouzeilles

  • Le village
  • 81700 Palleville
Château de Lastouzeilles
Château de Lastouzeilles
Château de Lastouzeilles
Château de Lastouzeilles
81700 Palleville, Le village

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1587
Prise par les huguenots
Fin XVe siècle
Construction du corps de logis
1685
Conversion forcée après la révocation
Fin XVIe siècle
Restauration post-guerres de Religion
1806
Achat par Jean-Louis de Gouttes
17 mars 1999
Classement partiel aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Henri de La Tour d'Auvergne (vicomte de Turenne) - Chef militaire huguenot Prit le château en 1587.
Anne de Joyeuse - Duc et chef catholique Adversaire des huguenots locaux.
Jean-Louis de Gouttes - Propriétaire en 1806 Capitaine de cuirassiers sous Napoléon.

Origine et histoire du Château de Lastouzeilles

Le château de Lastouzeilles, situé à Palleville dans le Tarn, est un édifice dont l’origine remonte au moins à l’Antiquité, comme en attestent des vestiges romains découverts sur place. Le nom « Touzeilles », évoquant des « tours vieilles », suggère l’existence d’un château antérieur, peut-être lié à la croisade des albigeois. Selon la propriétaire actuelle, le donjon, aujourd’hui arasé à 15 mètres (contre 30 mètres originellement), daterait de cette période et aurait abrité des cathares. Ces affirmations, bien que plausibles, reposent sur une tradition orale familiale.

L’actuel corps de logis, de style Renaissance, aurait été élevé vers la fin du XVe siècle, époque de sa première mention écrite. Pendant les guerres de Religion (XVIe siècle), le château changea plusieurs fois de mains : d’abord catholique, il fut pris en 1587 par les huguenots menés par le vicomte de Turenne, Henri de La Tour d'Auvergne. Les protestants l’utilisèrent comme bastion contre les troupes du duc Anne de Joyeuse, laissant une trace visible — un impact de boulet sur la façade ouest. Cette période troublée marqua durablement son histoire.

Après les conflits religieux, le château fut restauré à la fin du XVIe siècle par un seigneur protestant, contraint à la conversion après la révocation de l’édit de Nantes (1685). Un linteau gravé « malgré moi » témoigne de cette transition forcée. En 1806, Jean-Louis de Gouttes, capitaine de cuirassiers sous Napoléon et chevalier de la Légion d’honneur, acquit le domaine. Ses descendants, toujours propriétaires, y ont mené des travaux au XIXe siècle, comme l’ajout de contreforts pour stabiliser les murs, sans altérer son aspect Renaissance. Le parc conserve des douves partielles, un pavillon des bains du XIXe siècle, et les oubliettes médiévales, rappels du droit de justice seigneurial.

Classé partiellement aux monuments historiques en 1999, le château ouvre ses portes l’été. La visite du parc et des parties classées y est gratuite, offrant un aperçu de son architecture mixte — briques foraines, tours carrées, et donjon tronqué — ainsi que de son rôle dans l’histoire régionale, entre Albigeois et Lauragais.

Liens externes

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