Propriété de l'abbesse 1595 (≈ 1595)
La terre de Laugerie appartenait à l'abbesse de la Règle.
1715
Achat par Saint-Sulpice
Achat par Saint-Sulpice 1715 (≈ 1715)
Le château est acheté par la compagnie de Saint-Sulpice.
1791
Fin de l'usage séminaire
Fin de l'usage séminaire 1791 (≈ 1791)
Le château cesse d'être une maison de campagne pour le grand séminaire.
1819
Ajout des dépendances
Ajout des dépendances 1819 (≈ 1819)
Construction des dépendances respectant l'architecture du château.
16 mai 1979
Inscription monument historique
Inscription monument historique 16 mai 1979 (≈ 1979)
Le château est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures du château et de la chapelle ; la façade sur cour et la toiture correspondante du bâtiment des dépendances au Sud-Est ; la cave et le souterrain voûtés ; le bassin circulaire avec sa vasque et sa fontaine ; la salle à pilastres et le plafond à poutres apparentes de la salle Ouest du rez-de-chaussée ; les trois cheminées Empire au premier étage (cad. A 268, 1221) : inscription par arrêté du 16 mai 1979
Personnages clés
Abbesse de la Règle
Propriétaire de la terre de Laugerie en 1595
Supérieur du grand séminaire de Limoges
Acheteur du château en 1715 au nom de la compagnie de Saint-Sulpice
Origine et histoire
Le château de Laugerie est situé à Feytiat, dans le département de la Haute-Vienne. La terre de Laugerie appartenait en 1595 à l'abbesse de la Règle, qui y résidait une partie de l'année. En 1715, le supérieur du grand séminaire de Limoges acheta Laugerie au nom de la compagnie de Saint-Sulpice, et de 1715 à 1791 le château servit de maison de campagne au grand séminaire. L'édifice date de la fin du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle ; son plan actuel correspond à celui du XVIIIe siècle, à l'exception de la suppression d'une cage d'escalier. Le corps de logis rectangulaire est encadré par deux pavillons carrés en avancée sur la cour, et l'ensemble est entouré d'un vaste mur d'enceinte. Entre l'aile ouest du château et la chapelle, ce mur s'ouvre sur une porte charretière et une porte piétonne. La façade sur cour, la plus intéressante par son ordonnance générale, comporte deux niveaux et un étage de lucarnes coiffées de frontons triangulaires moulurés ; le décor se limite à la mouluration des portes et aux grilles des fenêtres situées au-dessus de l'entrée. Les dépendances, ajoutées en 1819, respectent le même équilibre dans l'alternance des travées que le château. Au rez-de-chaussée, la salle centrale présente un décor en stuc à l'antique : pilastres à cannelures rondes séparées par un listel et chapiteaux ioniques à volutes d'angle dont l'échine est ornée d'oves. Le premier étage conserve trois cheminées de style Empire. Le couloir de la cave, voûté en plein cintre, débouche par un escalier dans une salle rectangulaire qui s'ouvre à l'est sur une petite pièce taillée dans le tuf et voûtée en plein cintre, et à l'ouest sur un long souterrain creusé de niches. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques le 16 mai 1979.