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Château De Lavagnac à Montagnac dans l'Hérault

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château De Lavagnac

  • D32
  • 34530 Montagnac
Propriété privée
34530 Montagnac, D32

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1622-1640
Première campagne de construction
1760 (avant)
Achèvement de l'ensemble
1770
Vente aux princes de Conti
12 février 1951
Première protection
8 août 1973
Classement complet
1987
Rachat par Hideki Yokoi
2006-2019
Projets immobiliers controversés
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Intérieurs de l'orangerie, de l'écurie ; grande cour d'entrée : inscription par arrêté du 12 février 1951 ; Façades et toitures du château, de l'orangerie et de l'écurie ; portail et balustrade de la grande cour d'entrée ; terrasses avec leurs murs de soutènement et leurs balustrades, y compris le vivier avec sa fontaine et le puits ; jardin ordonnancé (cad. AB 21, 42) : classement par arrêté du 8 août 1973

Personnages clés

Comte de Polastron - Propriétaire pré-révolutionnaire Héritier via Yolande de Mirman.
Yolande de Mirman - Ancienne propriétaire Mère du comte de Polastron.
Princes de Conti - Acquéreurs en 1770 Famille princière propriétaire.
Jean-Maurice de Faventines de Fontenilles - Fermier général et propriétaire Originaire du Vigan (Gard).
Marie-Clémence de Faventines-Montredon - Héritière par mariage Épouse d’Henri-André Daudé d’Alzon.
Emmanuel d'Alzon - Membre de la famille propriétaire Lié à l’hôtel de La Condamine.
Madame de Suarez d'Aulan - Dernière propriétaire notable Créatrice de la broderie de buis.
Hideki Yokoi - Billionnaire japonais Propriétaire en 1987, sans entretien.
Antonio de Sousa - Promoteur immobilier Inculpé pour abus de biens sociaux.
Jean-Pierre Mocky - Réalisateur Tourne *Les Saisons du plaisir* en 1986-1987.

Origine et histoire du Château De Lavagnac

Le château de Lavagnac, situé à Montagnac dans l’Hérault, est un édifice privé des XVIIe et XVIIIe siècles. Construit entre le 2e quart du XVIIe siècle et la 1ère moitié du XVIIIe siècle, il appartenait avant la Révolution au comte de Polastron, hérité de sa mère Yolande de Mirman. En 1770, il est vendu aux princes de Conti, puis passe à Jean-Maurice de Faventines de Fontenilles, fermier général originaire du Vigan. Le domaine, avec ses 180 hectares dominant la vallée de l’Hérault, est surnommé le « Versailles du Languedoc » pour ses terrasses et sa façade majestueuse.

Par succession, le château entre dans la famille Daudé d'Alzon, puis dans celles des Chastenet de Puységur et des Suarez d'Aulan. En 1987, il est racheté par le milliardaire japonais Hideki Yokoi, sans entretien effectué. Depuis 2006, le domaine fait l’objet de projets immobiliers spéculatifs, dont un en 2018 prévoyant 360 villas et un hôtel 5 étoiles, après des retards liés à des scandales financiers impliquant le promoteur Antonio de Sousa.

Le château est partiellement inscrit aux monuments historiques en 1951 (intérieurs de l’orangerie, écurie, cour d’entrée), puis classé en 1973 pour ses façades, toitures, terrasses, et jardins. En 1986-1987, il sert de décor au film Les Saisons du plaisir de Jean-Pierre Mocky, nommé aux Césars en 1989. Une broderie de buis, ajoutée dans les années 1960 par madame de Suarez d'Aulan, embellit encore le jardin ordonnancé.

Les sources historiques mentionnent deux campagnes de construction : la première entre 1622 et 1640 (château à tourelles et cour est), la seconde au XVIIIe siècle (ajout des écuries, orangeries, terrasses et fontaines). Le site, initialement un mansus médiéval lié au monastère d’Aniane, devient au XVIe siècle propriété des marquis d’Arènes, puis des Mirman, seigneurs d’Adissan, qui en lancent l’édification actuelle.

Malgré son prestige, le château a subi des périodes de négligence, notamment après son rachat par des investisseurs étrangers et les déboires judiciaires des promoteurs. Les projets récents visent à le réhabiliter en complexe touristique de luxe, bien que leur réalisation reste incertaine. Son classement et son histoire en font un témoignage architectural majeur du Languedoc.

Le domaine, avec son vivier, ses fontaines et ses balustrades, illustre l’évolution des résidences aristocratiques en Occitanie, entre influence classique et adaptation aux paysages méditerranéens. Son orangerie et ses écuries, protégées dès 1951, soulignent l’importance accordée aux dépendances dans les grands domaines d’Ancien Régime.

Liens externes

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