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Château de Lavardens dans le Gers

Château de Lavardens

  • 2 Chemin de ronde du Nord
  • 32360 Lavardens
32360 Lavardens, France

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1140
Première mention du château
1400-1410
Résidence des comtes d’Armagnac
1473
Chute des Armagnac
1496
Prise par Charles VIII
1620
Début de la reconstruction
1653
Arrêt des travaux
1961
Classement monument historique
1970
Restauration par l’État
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Géraud de l’Isle-Arbéchan - Premier châtelain connu Vassal des comtes de Fezensac en 1140.
Jean Ier d’Armagnac - Comte d’Armagnac En fit sa résidence principale vers 1400.
Odile de Goth - Épouse de Jean Ier Morte au château de Lavardens.
Antoine de Roquelaure - Maréchal et seigneur Commanditaire de la reconstruction en 1620.
Pierre Souffron - Architecte Cof concepteur du château Renaissance.
Pierre Levesville - Architecte Associé à Souffron pour la reconstruction.
Victor de Riqueti - Marquis de Mirabeau Propriétaire en 1752, espérait un titre ducale.
Vincent Steux - Sauveur du château Initiateur du classement en 1961.

Origine et histoire

Le château de Lavardens trouve ses origines au XIIe siècle, avec une première mention en 1140 comme forteresse médiévale contrôlée par les comtes de Fezensac, puis d’Armagnac. Jean Ier d’Armagnac en fait sa résidence au début du XVe siècle, y établissant ses archives et y voyant mourir son épouse Odile de Goth. Après la chute des Armagnac en 1473, le château, disputé par Charles Ier d’Armagnac, est finalement pris par les troupes royales en 1496, puis abandonné jusqu’à sa ruine.

Au XVIIe siècle, Antoine de Roquelaure, proche d’Henri IV, entreprend sa reconstruction à partir de 1620 sur les fondations médiévales, avec les architectes Pierre Souffron et Pierre Levesville. La mort de Roquelaure en 1625 et une épidémie de peste en 1653 interrompent les travaux, laissant le château inachevé. Vendu en 1752 au marquis de Mirabeau, puis en 1765 à la famille de Pins, il est loti en copropriété en 1852 avant de tomber en ruine, son toit s’effondrant en 1923.

Sauvé in extremis de la destruction en 1957 par des opposants locaux dont Vincent Steux, le château est classé monument historique en 1961. Sa restauration, initiée par des bénévoles du Club du Vieux Manoir et soutenue par l’État à partir de 1970, permet aujourd’hui d’y organiser des expositions. L’édifice mêle vestiges médiévaux (salles voûtées, meurtrières) et éléments Renaissance (tourelles, balcons), offrant un panorama sur la vallée.

L’architecture combine un corps rectangulaire principal et des tourelles carrées non défensives, conçues pour l’agrément. Les dix-sept salles des étages arboraient des pavements en brique et pierre calcaire aux motifs variés. Le clocher de l’église actuelle, ancien donjon médiéval, rappelle l’origine militaire du site. La façade ouest, avec ses trompes et encorbellements, illustre une prouesse technique rare pour l’époque.

La restauration a révélé des traces des deux phases majeures du château : la forteresse du XIIIe siècle, avec ses salles voûtées en berceau, et la résidence Renaissance inachevée. Les travaux du XXe siècle, menés par des passionnés, ont permis de stabiliser la structure et de mettre en valeur son histoire contrastée, entre pouvoir seigneurial, déclin et renaissance patrimoniale.

Liens externes

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