Construction du donjon XIIIe siècle (≈ 1350)
Donjon carré, mur d'enceinte et tour ronde.
XVe siècle
Transformation en résidence
Transformation en résidence XVe siècle (≈ 1550)
Ajout logis, écuries et portail féodal.
Deuxième moitié du XVIIe siècle
Modifications architecturales
Modifications architecturales Deuxième moitié du XVIIe siècle (≈ 1775)
Tour circulaire et aménagement du logis.
1880
État de dégradation
État de dégradation 1880 (≈ 1880)
Mauvais état nécessitant réparations.
1950-1975
Restauration complète
Restauration complète 1950-1975 (≈ 1963)
Travaux de préservation du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Louis de Rubin (ou Rubens) - Propriétaire au XVIIe siècle
Possesseur du domaine vers 1650-1700.
Annet-Martin du Theilloux de Lavaud-Promis - Propriétaire suivant au XVIIe
Héritier ou acquéreur après Rubens.
Origine et histoire
Le château de Lavaud-Promis, implanté sur la commune de Villetelle (appelée aussi La Villetelle) dans la Creuse, trouve ses origines au XIIIe siècle avec la construction d’un donjon carré, d’un mur d’enceinte et d’une tour ronde. Ces éléments défensifs reflètent l’architecture militaire de l’époque médiévale, conçue pour résister aux assauts et contrôler le territoire local. L’édifice, initialement conçu comme un fort, témoigne des tensions et des besoins de protection caractéristiques de cette période en Limousin.
À partir du XVe siècle, le château subit une transformation majeure pour devenir une résidence plus habitable. Un logis féodal, des écuries et un portail sont ajoutés, marquant une évolution vers un usage moins strictement militaire et plus adapté à la vie seigneuriale. Ces aménagements illustrent le passage progressif des châteaux-forts vers des demeures aristocratiques, reflétant les changements sociaux et économiques de la fin du Moyen Âge.
Au XVIIe siècle, le domaine appartient successivement à Louis de Rubin (ou Rubens) puis à Annet-Martin du Theilloux de Lavaud-Promis, deux figures liées à son histoire. Durant cette période, des modifications architecturales sont entreprises, comme l’arrachement d’une tour d’angle des écuries et la construction d’une tour circulaire sud-ouest. Le corps de logis principal est également remanié, avec une porte d’entrée datant de cette époque. Ces travaux s’inscrivent dans une volonté d’embellissement et d’adaptation aux canons esthétiques de l’époque moderne.
Au XIXe siècle, le château est signalé en mauvais état en 1880, nécessitant des réparations, notamment sur la toiture du donjon. Des aménagements sont réalisés à la fin du XIXe ou au début du XXe siècle. Une restauration plus complète est finalement entreprise entre 1950 et 1975, permettant de préserver ce patrimoine historique. Le site inclut également une chapelle dans son enceinte, typique des ensembles seigneuriaux de l’époque.
Aujourd’hui, le château de Lavaud-Promis incarne près de huit siècles d’histoire, mêlant héritage médiéval, adaptations Renaissance et modernisations ultérieures. Son architecture hybride et ses transformations successives en font un témoignage précieux de l’évolution des châteaux en Nouvelle-Aquitaine, entre défense, résidence et symbole de pouvoir local.