Château de Lavercantière dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Lavercantière

  • D6
  • 46340 Lavercantière
Château de Lavercantière
Château de Lavercantière
Château de Lavercantière
Château de Lavercantière
Château de Lavercantière
Château de Lavercantière
Château de Lavercantière
Crédit photo : Michel Chanaud - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe–XIVe siècles
Vestiges médiévaux
1659
Réaménagement du corps principal
XVIIIe siècle
Réaménagement de l'aile ouest
16 septembre 1991
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures ; salle dite des Gardes au rez-de-chaussée ; escalier principal (cad. B 440) : inscription par arrêté du 16 septembre 1991

Personnages clés

Richard Cœur-de-Lion Aurait pris le château en 1188.
Aymeric de Gourdon Seigneur de Lavercantière ayant fait hommage au chapitre de Cahors en 1302.
Guillaume de Lagrange-Gourdon Seigneur de Lavercantière ayant engagé des travaux en 1659.
Pierre Francès Maçon ayant réalisé les marches de l'escalier intérieur en 1659.

Origine et histoire du Château de Lavercantière

La seigneurie de Lavercantière appartient à la famille de Gourdon depuis le Xe siècle. Selon Guillaume Lacoste, le château aurait été pris par Richard Cœur-de-Lion en 1188. Le chapitre de la cathédrale de Cahors détient des droits sur Lavercantière : Aymeric de Gourdon fit en 1302 hommage au chapitre pour Lavercantière et d'autres terres situées entre le Lot et la Dordogne, et des hommages pour Lavercantière sont encore mentionnés au début du XVe siècle (actes de 1401 et 1411). En 1504, Agnet de Gourdon est seigneur de Lavercantière. La seigneurie passe à la branche des Lagrange par le mariage, en 1528, de Michel de Lagrange avec Marquèse de Gourdon, unique héritière, et reste aux Lagrange-Gourdon jusqu'à la Révolution. Sur le plan architectural, l'édifice ne paraît pas conserver de vestiges antérieurs au XIIIe siècle ; l'état le plus ancien serait datable des XIIIe–XIVe siècles. Seule une porte ornée d'une accolade témoigne de travaux postérieurs à la guerre de Cent Ans. Le corps principal est largement réaménagé vers 1659, en conservant des maçonneries médiévales ; un contrat de cette année mentionne Guillaume (ou Guyon) de Lagrange-Gourdon et le maçon Pierre Francès pour la réalisation des marches de l'escalier intérieur. Les travaux sont interrompus et le projet initial, qui prévoyait un plan en double T, n'est réalisé que partiellement, donnant finalement un simple T ; l'aile ouest fera l'objet d'un réaménagement complet au XVIIIe siècle, perceptible à la forme des fenêtres. Des bâtiments qui entouraient la cour et figurent sur le plan cadastral de 1810 ne subsistent aujourd'hui qu'à l'état de vestiges. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques le 16 septembre 1991.

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