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Château de Ledavrée à Clamerey en Côte-d'or

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Ledavrée

  • Château de Ledavrée
  • 21390 Clamerey
Château de Ledavrée
Château de Ledavrée
Château de Ledavrée
Château de Ledavrée
Crédit photo : CrlNvl - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
21390 Clamerey, Château de Ledavrée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1900
2000
1366
Première mention écrite
1425
Propriété de Guillaume de Gelans
1488
Fief de Soussey-sur-Brionne
8 septembre 1554
Vente partielle par Denis de Gerlans
1564
Acquisition par Philippe de Dio
1589
Prise par le comte de Tavannes
10 novembre 1928
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de Ledavrée (restes) : inscription par arrêté du 10 novembre 1928

Personnages clés

Guillaume de Clugny - Bailli d'Auxois Auteur d'un courrier en 1366.
Guillaume de Gelans - Seigneur propriétaire en 1425 Possède le château de Ledavrée.
Denis de Gerlans - Seigneur de Thenissey Vend un quart du château en 1554.
Jean Bouton - Ancien propriétaire Vend Les Dauvrées en 1564.
Philippe de Dio - Acquéreur en 1564 Nouveau propriétaire du château.
Comte de Tavannes - Chef militaire Chasse les Ligueurs en 1589.
Guillaume Duprat - Membre de la Ligue Occupait le château en 1589.

Origine et histoire du Château de Ledavrée

Le château de Ledavrée est un château-fort du XVe siècle situé à Clamerey, dans le département de la Côte-d'Or en Bourgogne-Franche-Comté. Ses ruines, parmi les mieux conservées de la région, témoignent d'une architecture défensive typique de l'époque : une enceinte rectangulaire flanquée de tours, entourée de fossés secs, et dotée d'une porte charretière avec traces de pont-levis. L'étymologie du nom, évoquant une « haie d'arbres » (Layer d'Avrée), suggère une origine liée à un site boisé ou protégé.

Les premières mentions écrites remontent à 1366, lorsque Guillaume de Clugny, bailli d'Auxois, adresse un courrier à la seigneurie de Lée d’Avrées. En 1425, le château appartient à Guillaume de Gelans, puis devient en 1488 un fief de Soussey-sur-Brionne. Au XVIe siècle, il change plusieurs fois de mains : en 1554, Denis de Gerlans en revend une partie, et en 1564, Jean Bouton le cède à Philippe de Dio. En 1589, le comte de Tavannes y chasse les Ligueurs qui en faisaient une base pour bloquer le ravitaillement de Semur-en-Auxois.

Architecturalement, le château se compose de deux corps de bâtiments séparés par une cour, avec des vestiges de caves, de rez-de-chaussée et d'étages percés de croisées. Une tourelle d'escalier hexagonale et des canonnières aux angles sud-ouest et nord-est illustrent son rôle défensif. Le site, inscrit aux monuments historiques en 1928, conserve des éléments comme une courtine aveugle au nord et des traces d'une ancienne porte charretière bouchée. Son histoire reflète les tensions politiques et militaires de la Bourgogne à la fin du Moyen Âge et pendant les guerres de Religion.

Les vestiges actuels permettent d'imaginer l'organisation spatiale du château : une enceinte rectangulaire ceinte de fossés, des tours d'angle, et des ouvertures adaptées à l'artillerie naissante (canonnières). La façade interne du bâtiment occidental, aujourd'hui disparue, laissait apparaître une tourelle d'escalier et des niveaux superposés, typiques des fortifications résidentielles de l'époque. L'absence de sources détaillées sur la vie quotidienne dans le château limite la connaissance de son usage précis, mais son emplacement stratégique près de Semur-en-Auxois suggère un rôle dans le contrôle des voies de communication.

Le château de Ledavrée incarne les transformations de l'architecture castrale entre Moyen Âge et Renaissance, marquant le passage des châteaux hauts perchés aux résidences fortifiées adaptées aux armes à feu. Son abandon progressif, comme celui de nombreux édifices similaires, coïncide avec la fin des conflits féodaux et l'affirmation du pouvoir royal en Bourgogne. Aujourd'hui, ses ruines offrent un témoignage matériel des techniques de construction et des enjeux politiques de la région aux XVe et XVIe siècles.

Liens externes

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