Frise chronologique
1580
Construction du château
Construction du château
1580 (≈ 1580)
Bâti par François de Bonne, duc de Lesdiguières.
1604
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1604 (≈ 1604)
Ajout postérieur au corps principal.
1692
Destruction par les Savoyards
Destruction par les Savoyards
1692 (≈ 1692)
Incendie lors des raids mercenaires.
1789
Profanations révolutionnaires
Profanations révolutionnaires
1789 (≈ 1789)
Tombes pillées, mausolée transféré.
1827
Relevés architecturaux
Relevés architecturaux
1827 (≈ 1827)
Étude par Janson des Fontaines.
1978
Classement monument historique
Classement monument historique
1978 (≈ 1978)
Inscription à l’inventaire national.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Lesdiguières (ruines du) (cad. A 314 à 316, 434) : inscription par arrêté du 27 juillet 1978
Personnages clés
| François de Bonne, duc de Lesdiguières - Dernier connétable de France |
Commanditaire et propriétaire du château. |
| Janson des Fontaines - Ingénieur des Ponts-et-Chaussées |
Auteur des plans en 1827. |
Origine et histoire
Le château de Lesdiguières fut édifié au 3e quart du XVIe siècle (vers 1580) par François de Bonne, duc de Lesdiguières, dernier connétable de France. Ce monument emblématique de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, situé dans les Hautes-Alpes, reflétait le pouvoir de son commanditaire, figure majeure des guerres de Religion et de la politique royale sous Henri IV. La chapelle, ajoutée vers 1604, compléta l’ensemble, qui occupait une superficie de 14 000 m2 (dont 7 000 m2 pour le château seul).
En 1692, les mercenaires du duc de Savoie ravagèrent la région, incendiant le château de Lesdiguières ainsi que celui de Tallard. Les ruines, progressivement pillées, subirent de nouveaux outrages lors de la Révolution française (1789), lorsque les tombes furent profanées et le mausolée du connétable transféré pour le préserver. Des relevés détaillés, réalisés par l’ingénieur Janson des Fontaines en 1827, documentent l’état des lieux avant leur classement comme monument historique en 1978.
Aujourd’hui, les vestiges du château, inscrits à l’inventaire des monuments historiques, rappellent à la fois l’architecture militaire de la Renaissance et les tumultes de l’histoire régionale. Leur localisation à Le Glaizil (code Insee 05062), près de Gap, en fait un site clé pour comprendre l’héritage des conflits franco-savoyards et l’évolution du patrimoine castral dans les Alpes du Sud.