Construction du donjon 1358 (≈ 1358)
Donjon crénelé avec mâchicoulis et tourelle.
1450
Construction du corps de logis
Construction du corps de logis 1450 (≈ 1450)
Deux tours avec meurtrières ajoutées.
1793
Suppression des créneaux
Suppression des créneaux 1793 (≈ 1793)
Modifications révolutionnaires sur le château.
24 avril 1961
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 24 avril 1961 (≈ 1961)
Reconnaissance officielle du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de l'Espinasse (y compris la cour) (cad. H 452) : inscription par arrêté du 24 avril 1961
Origine et histoire du Château de Lespinasse
Le château de Lespinasse, situé à Saint-Beauzire dans le département de la Haute-Loire (région Auvergne-Rhône-Alpes), est une construction militaire datant principalement des XIVe et XVe siècles. Son donjon crénelé, érigé en 1358, est doté de mâchicoulis et d’une tourelle d’escalier en encorbellement, caractéristiques des fortifications médiévales. Ce donjon forme le cœur de la cour intérieure, reliée par une rampe irrégulière à un bâtiment du XVIe siècle, probablement doté d’échauguettes d’angle. Les créneaux, supprimés en 1793 lors de la Révolution, témoignent des transformations subies par le château au fil des siècles.
À l’est du donjon, un corps de logis construit en 1450 s’étend, flanqué de deux tours percées de meurtrières. Ces espaces intérieurs conservent des boiseries du XVIIIe siècle, notamment de style Louis XV, ainsi qu’une cheminée du XVe siècle ornée d’un écusson aux armes d’Auvergne. L’escalier en vis, situé dans la cour, dessert l’ensemble du bâtiment, illustrant l’évolution des fonctions du château, passé d’une vocation défensive à un usage rural aux XXe siècle.
Le château de Lespinasse a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 24 avril 1961, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Les modifications architecturales, comme l’ajout de boiseries ou la suppression des créneaux, reflètent les adaptations successives du monument aux besoins de ses occupants, entre sécurité médiévale et confort résidentiel moderne.