Don à l'abbaye de Candeil 1159 (≈ 1159)
Sicard V de Lautrec cède le domaine.
XVe-XVIe siècles
Reconstruction Renaissance
Reconstruction Renaissance XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Château bâti par les abbés.
1789
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1789 (≈ 1789)
Confisqué pendant la Révolution.
1er mars 1977
Classement partiel MH
Classement partiel MH 1er mars 1977 (≈ 1977)
Façades et éléments intérieurs protégés.
7 août 2017
Incendie criminel
Incendie criminel 7 août 2017 (≈ 2017)
Toiture détruite par quatre collégiens.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château et du pigeonnier ; escalier avec sa rampe à balustrades ; cheminée de la grande salle du rez-de-chaussée et celle du premier étage (cad. A 227, 225) : inscription par arrêté du 1er mars 1977
Personnages clés
Sicard V de Lautrec - Vicomte de Lautrec
Donateur du domaine en 1159.
Jean Joseph Ange d'Hautpoul - Personnalité du XVIIIe siècle
Séjourna au château avant 1789.
Duc d'Enghien - Aristocrate
Hôte du château au XVIIIe.
Origine et histoire
Le château de Lézignac, situé à Graulhet dans le Tarn, trouve ses origines en 1159 lorsque Sicard V de Lautrec, vicomte de Lautrec, en fait don à l’abbaye cistercienne de Candeil. Un premier édifice, attesté par un souterrain du XIIe siècle, ainsi que des caves et des vestiges de tours, suggère une occupation ancienne. La grange cistercienne associée, dotée d’un moulin et de terres, devient progressivement la résidence principale des abbés, marquant son importance dans le réseau monastique languedocien.
Aux XVe et XVIe siècles, les abbés de Candeil reconstruisent le château dans un style Renaissance, caractéristique du Languedoc, tout en intégrant des éléments défensifs comme des grilles aux fenêtres du rez-de-chaussée, reflétant les tensions des guerres de Religion. Au XVIIIe siècle, le site accueille des personnalités telles que Jean Joseph Ange d’Hautpoul et le duc d’Enghien, avant d’être vendu comme bien national lors de la Révolution française, suite à la confiscation des biens du clergé.
Au XIXe siècle, d’importants travaux transforment le château : la chapelle est supprimée, la toiture refaite en ardoises, et la tour en brique restaurée, effaçant progressivement son caractère défensif et les traces de la grange cistercienne. Après une brève utilisation culturelle dans les années 1980, le domaine est abandonné, squatté, puis ravagé par un incendie criminel le 7 août 2017, allumé par quatre collégiens. L’incendie détruit la toiture et fragilise la structure, ne laissant que des murs menacés d’effondrement.
Architecturalement, le château se compose d’un corps de logis rectangulaire (40 m de long) flanqué de deux tours, dont une en brique assimilable à un donjon. Avant 2017, il conservait des décors Renaissance remarquables : une porte datée de 1561, des fenêtres à meneaux, un grand escalier à balustrades, ainsi que des plafonds à la française et des cheminées sculptées. Les communs, réduits au XIXe siècle, encadrent une cour centrale.
Classé partiellement aux monuments historiques depuis 1977 (façades, toitures, escalier, cheminées), le château de Lézignac illustre l’évolution d’une grange abbatiale médiévale en résidence seigneuriale, avant son déclin contemporain. Son histoire reflète les bouleversements politiques, religieux et sociaux du Languedoc, de l’apogée cistercien à la Révolution, en passant par les guerres de Religion.
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