Frise chronologique
XIIe siècle
Origine de la terre
Origine de la terre
XIIe siècle (≈ 1250)
Première mention du domaine de Lienesse
Fin XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
Fin XVe siècle (≈ 1595)
Bâtiment fortifié avec deux tours d’angle
Début XVIe siècle
Extension Renaissance
Extension Renaissance
Début XVIe siècle (≈ 1604)
Ajout d’un logis orné, démolition tour sud-ouest
25 octobre 1971
Inscription du pigeonnier
Inscription du pigeonnier
25 octobre 1971 (≈ 1971)
Protection au titre des Monuments Historiques
Fin XIXe siècle
Restauration complète
Restauration complète
Fin XIXe siècle (≈ 1995)
Dirigée par l’architecte Camus
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pigeonnier (cad. C 166) : inscription par arrêté du 25 octobre 1971
Personnages clés
| Architecte Camus - Restaurateur du château |
Dirigea les travaux fin XIXe siècle |
| Information non disponible - Aucun personnage identifié |
Sources insuffisantes |
Origine et histoire
Le château de Lienesse trouve ses origines au XIIe siècle, bien que les bâtiments actuels datent principalement de la fin du XVe et du début du XVIe siècle. À l’origine, il comportait un corps de logis fortifié, flanqué de deux tours d’angle et d’une tour centrale abritant un escalier. Ce premier édifice, partiellement conservé, fut complété au début du XVIe siècle par un nouveau bâtiment de style Renaissance, accolé au pignon sud. La tour sud-ouest d’origine fut alors démolie pour permettre cette extension, illustrant la transition entre l’architecture défensive médiévale et l’esthétique ornementale de la Renaissance.
Au XIXe siècle, le château fit l’objet d’une restauration complète dirigée par l’architecte Camus, qui redonna une unité à l’ensemble tout en préservant ses caractéristiques historiques. Le site était à l’origine ceint de fossés et de courtines, aujourd’hui disparus, formant une cour carrée. Le logis ouest, marqué par deux tourelles et une galerie à colonnettes prismatiques, témoigne de ce mélange des époques. Le pigeonnier circulaire, inscrit aux Monuments Historiques en 1971, se distingue par ses décors sculptés (volutes, animaux, rinceaux) et son système intérieur de nids en poterie, encore visible.
L’ensemble, aujourd’hui propriété privée, conserve des éléments remarquables comme l’échelle tournante de la charpente ou les chapiteaux variés du pigeonnier. Ces détails reflètent à la fois les fonctions résidentielles et symboliques du château, typiques des demeures seigneuriales de la Renaissance en Val de Loire. La précision de sa localisation reste cependant médiocre, avec une adresse approximative basée sur des coordonnées GPS (74 Lienesse, Neuilly-en-Dun).