Origine et histoire du Château de Limargue
Le château de Limargue, situé à Autoire dans le département du Lot (région Occitanie), est un manoir construit au XVe siècle, dont la structure reflète les caractéristiques architecturales de la fin du Moyen Âge. Le bâtiment principal comprend un corps de logis auquel s’adjoint une aile basse en retour, tandis qu’une tour ronde, abritant un escalier à vis de cinq niveaux, marque l’angle sud-ouest. Cette tour, inscrite aux monuments historiques depuis 1929, se distingue par une tourelle en encorbellement surmontée d’un toit en poivrière, élément décoratif et fonctionnel permettant d’accéder à une pièce aménagée au dernier étage.
Selon une légende locale rapportée par Catherine Didon, le manoir aurait été édifié pour un certain Lafon, roturier anobli par le roi Charles VIII pour sa bravoure lors des campagnes d’Italie. Ce dernier aurait obtenu le privilège, habituellement réservé à la noblesse, d’orner son logis de tours et de mâchicoulis, symboles de statut social. Un blason représentant une étoile, peut-être choisie comme emblème personnel, aurait été gravé sur un linteau de la tour. Cependant, aucun document historique ne confirme cette anecdote, et la datation du manoir (fin XVe ou début XVIe siècle) repose principalement sur son style architectural.
La porte d’entrée de la tour, encadrée d’une mouluration torique formant une accolade, illustre l’influence des décors gothiques tardifs. À mi-hauteur, la tour s’enrichit d’une tourelle en poivrière, ajoutant à son caractère défensif et esthétique. Bien que son histoire reste mal documentée, le château de Limargue témoigne des transformations sociales de l’époque, où l’enrichissement de roturiers ou de militaires permettait parfois l’accès à des privilèges nobles, comme la construction de demeures fortifiées.
Aujourd’hui, seule la tour du manoir bénéficie d’une protection au titre des monuments historiques, depuis l’arrêté du 6 avril 1929. Le reste du bâtiment, bien que remarquable, n’est pas classé. Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) soulignent l’absence d’archives précises sur ses propriétaires successifs ou son usage exact, laissant planer un mystère autour de ce monument emblématique du Lot.