Château de Lion-sur-Mer dans le Calvados

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Renaissance

Château de Lion-sur-Mer

  • 6-20 Rue de Luc-sur-Mer
  • 14780 Lion-sur-Mer
Château de Lion-sur-Mer
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Château de Lion-sur-Mer
Crédit photo : Karldupart - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1262
Acquisition par l'abbaye
XVIe siècle
Construction du pavillon
1736
Construction de la chapelle
1761
Aménagement du parc
1863
Restauration de la chapelle
1944
Dégâts de la guerre
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures du pavillon carré formant l'aile droite du château ; la tourelle contiguë ; le pavillon de l'escalier (cad. D 249) : classement par arrêté du 7 juillet 1926 - La chapelle située dans le parc au sud-est du pavillon carré (cad. D 249) : inscription par arrêté du 17 juillet 1946 - Les façades, toitures et caves de l'aile ouest (cad. D 249) : classement par arrêté du 17 septembre 1969 - Les façades et les toitures des bâtiments de communs, y compris la serre ; l'assiette du parc, avec ses murs de clôture et les sauts-de-loup (cad. AH 241, 242, lieudit le Haut Lion) : inscription par arrêté du 4 juin 2007

Personnages clés

Robert-Pierre Le Sens Membre de la famille Le Sens, responsable de la construction de la chapelle au XVIIIe siècle.
Auguste Massieu de Clerval Propriétaire du château au XIXe siècle, responsable de la séparation de l'habitation des communs et de la construction de la maison de gardien.

Origine et histoire du Château de Lion-sur-Mer

Le château de Lion-sur-Mer se compose d'un corps de logis des XVIIe et XVIIIe siècles et d'un pavillon en retour d'équerre vers le midi, construit vers 1540, auquel est accolée une tour d'angle de la même époque. La chapelle du XVIIIe siècle, proche du château, a été restaurée en 1863. Le plan du domaine de 1761 montre une basse-cour avec une charretterie-pressoir et un vaste parc ; le jardin à la française a disparu, mais le parc conserve des avenues plantées, un potager, une orangerie et une glacière. Depuis le XIXe siècle, le domaine clos est repérable depuis la route par un pavillon de garde de style historiciste. Le site abrite des caves du XVe siècle sous le logis actuel, qui a partiellement été bâti à la Renaissance ; selon certaines sources il appartient désormais à la famille de Monicault, tandis que d'autres indiquent qu'il était occupé au XXIe siècle par des descendants de la famille acquéreuse d'Auguste Massieu de Clerval en 1847. Le château est partiellement protégé au titre des monuments historiques.

La paroisse de Lion était divisée au XIIe siècle en trois fiefs nobles : le fief de la paroisse, acquis par l'abbaye de Troarn en 1262 ; le « grand fief de Lion », passé par diverses familles et parfois occupé par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans ; et le fief de Baally, dit « fief du chasteau de Lyon », qui a probablement été le seul à être fortement fortifié. Ces fiefs ont successivement appartenu aux familles de Moyon (ou Mohun), de Meullent, de Folligny, puis ont été achetés par les Le Sens et disputés entre héritiers, situation qui a abouti à des acquisitions successives au XVIIe siècle.

La résidence seigneuriale primitive se trouvait dans l'ancien château fortifié du fief de Baally ; le château actuel, situé presque un kilomètre plus loin, occupe l'emplacement d'une grande maison bourgeoise existant déjà en 1400, transformée et agrandie par les Le Sens jusqu'à devenir un manoir seigneurial à la fin du XVIe siècle. Une chapelle fut édifiée vers 1736 et, en 1761, un Le Sens aménagea une perspective comprenant une pelouse et une longue allée bordée d'arbres pour donner plus de majesté à la propriété. Au XIXe siècle, Auguste Massieu de Clerval sépara l'habitation des communs et fit construire en 1860 une maison de gardien de style néo-gothique ornée des armes familiales ; durant la Première Guerre mondiale, le château servit d'hôpital militaire. En 1944, des tirs d'obus endommagèrent le parc et les communs et détruisirent presque entièrement la chapelle ; le château fut légèrement atteint et remis en état avant 1959. Des travaux de restauration ont été entrepris depuis 2012 pour lutter contre la mérule et rafraîchir les façades, et des fenêtres en trompe-l'œil ont été créées sur la façade nord pour rétablir sa symétrie. Un tableau du château peint par Maurice Utrillo a disparu après avoir été prêté en 1973 et perdu au Venezuela.

Le bâtiment principal, modifié à diverses époques, conserve une cohérence d'ensemble par l'alignement des fenêtres et un cordon continu entre rez-de-chaussée et premier étage. Le pavillon sud, construit vers 1540, est un bâtiment carré d'un étage coiffé d'un très haut comble en fer de hache de 16 mètres, orné d'échauguettes en encorbellement et de lucarnes à frontons ; ses bas-reliefs, frises et moulures signalent une construction du début et du milieu du XVIe siècle, tandis que la porte plein-cintre date du XVIIIe siècle et les fenêtres du rez-de-chaussée ont été refaites au XIXe siècle. Une tour ronde, peut-être bâtie aux XVe ou XVIe siècles, est surmontée d'une partie carrée et complétée par une tourelle en façade ; l'escalier à vis ancien a disparu et un escalier à trois volées du XVIIIe siècle en assure aujourd'hui la communication entre les niveaux. La partie centrale, de la seconde moitié du XVIe siècle, affiche deux rangées de fenêtres et des lucarnes à frontons triangulaires, tandis qu'une aile rebâtie au XVIIIe siècle présente un rez-de-chaussée percé de trois fenêtres, un étage coiffé de lucarnes pendantes sous un toit à la Mansart et une cave voûtée soutenue par des arcs-doubleaux, vestige du premier corps de logis. Côté est, une tour à trois niveaux coiffée d'une toiture conique est accolée au pavillon et au bâtiment contenant l'escalier du XVIIIe siècle ; côté ouest, des bâtiments de service subsistent et sont en partie dissimulés par de hauts arbres.

La chapelle, élevée au début du XVIIIe siècle par Robert-Pierre Le Sens, est un édifice rectangulaire couvert d'une toiture à la Mansart, à façade occidentale pourvue d'un fronton triangulaire orné de feuillage ; chaque mur gouttereau est percé de deux grandes fenêtres et l'intérieur conserve un bas-relief représentant la Présentation de la Vierge au Temple. Destinée au culte catholique, la chapelle servit entre 1863 et 1899 à la célébration de rites protestants. Parmi les communs, un bâtiment jadis mitoyen du logis subsiste à l'ouest ; près du portail du XVe siècle s'élèvent une grange et un long bâtiment abritant anciennement des activités agricoles, dont la fabrication du cidre attestée par un pressoir et une meule, édifices datés du XVIIe ou plus vraisemblablement du XVIIIe siècle, et une glacière du XVIIIe siècle a été restaurée entre 2020 et 2021.

Au titre des monuments historiques, les façades, toitures et éléments du pavillon carré, de la tourelle contiguë et du pavillon d'escalier sont classés par arrêté du 7 juillet 1926 ; la chapelle est inscrite par arrêté du 17 juillet 1946 ; les façades, toitures et caves de l'aile ouest sont classées par arrêté du 17 septembre 1969 ; enfin, les façades et toitures des bâtiments de communs, y compris la serre, ainsi que l'assiette du parc avec ses murs de clôture et les sauts-de-loup, sont inscrits par arrêté du 4 juin 2007.

Liens externes