Origine et histoire du Château de Lissieu
Le château de Lissieu est un ancien château fort du XIIe siècle, profondément remanié aux XVIe et XIXe siècles. Situé dans la métropole de Lyon, il domine le bourg de Lissieu. Ses vestiges, dont une porte fortifiée et une grosse tour, sont protégés au titre des monuments historiques depuis 1936. L’édifice, construit en pierre locale aux reflets dorés, témoigne d’une architecture défensive médiévale, avec une enceinte flanquée, un donjon cylindrique et un logis partiellement conservé.
Dès le XIIe siècle, le château appartient aux sires de Beaujeu, en conflit avec l’Église de Lyon. En 1132, le pape Innocent II ordonne sa démolition, sans succès. Au XIIIe siècle, il passe aux mains de vassaux des Beaujeu, puis est cédé en 1298 à l’archevêque de Lyon. Les Lambert, seigneurs de Lissieu, le possèdent jusqu’au XVIe siècle, avant qu’il ne passe par alliance aux familles d’Arces, Athiaud, puis de Boissat. En 1591, des huguenots attaquent la forteresse, détruisant la porte principale.
Au XVIIIe siècle, le château, jugé vétuste, est vendu par Anne Nicolas Mermier, seigneur de Lissieu, avant d’être partiellement abandonné. Les vestiges actuels, bien que modifiés, reflètent son importance stratégique dans les conflits locaux. Les archives mentionnent des restaurations au XIXe siècle, mais l’essentiel de la structure date du Moyen Âge, avec des traces d’adaptations ultérieures aux besoins défensifs et résidentiels.
Les éléments protégés incluent la porte fortifiée (inscrite en 1936) et la grosse tour (inscrite la même année). Le site, aujourd’hui propriété privée, illustre l’évolution d’une seigneurie lyonnaise, marquée par des alliances familiales, des conflits religieux et des transformations architecturales. Les sources historiques, comme les Archives du Rhône ou les travaux d’Aimé Vingtrinier, documentent son rôle dans l’histoire locale.