Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Longecourt-en-Plaine en Côte-d'or

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château
Côte-dor

Château de Longecourt-en-Plaine

    2 Rue du Château
    21110 Longecourt-en-Plaine
Propriété privée
Château de Longecourt-en-Plaine
Château de Longecourt-en-Plaine
Château de Longecourt-en-Plaine
Château de Longecourt-en-Plaine
Château de Longecourt-en-Plaine
Château de Longecourt-en-Plaine
Château de Longecourt-en-Plaine
Château de Longecourt-en-Plaine
Château de Longecourt-en-Plaine
Crédit photo : Original téléversé par FRED sur Wikipédia français - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1298
Vente au duc Robert II
XIIIe siècle
Construction de la maison forte
1421
Démantèlement partiel
1459-1539
Reconstruction par les Baissey
1564
Visite de Catherine de Médicis
1757-1761
Transformation en demeure de plaisance
1940-1945
Réquisition militaire
20 septembre 1946
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château avec ses douves et ses communs : inscription par arrêté du 20 septembre 1946

Personnages clés

Robert de Boisleux - Seigneur artésien Premier propriétaire connu (XIIIe siècle).
Édouard Ier de Bar - Duc de Bar Acquiert le domaine en 1323.
Marguerite de Bourgogne - Duchesse de Bourgogne Réutilise les pierres en 1421.
Jean de Baissey - Seigneur et restaurateur Lance les travaux en 1459.
Antoine de Baissey - Seigneur et bâtisseur Reconstruit le château (1495-1539).
Catherine de Médicis - Reine de France Visite le château en 1564.
Nicolas Lenoir (le Romain) - Architecte Dirige la transformation du XVIIIe siècle.
Jacques Berbis - Propriétaire et mécène Acquiert le domaine en 1680.

Origine et histoire

Le château de Longecourt-en-Plaine, situé dans le département de la Côte-d'Or, trouve ses origines au XIIIe siècle comme maison forte appartenant à Robert de Boisleux, seigneur artésien proche du duc de Bourgogne. En 1298, le domaine est vendu au duc Robert II, puis cédé en 1323 à Édouard Ier de Bar pour régler la dot de Marie de Bourgogne. La famille de Bar conserve le site jusqu’en 1436, période durant laquelle la forteresse tombe en ruine, ses pierres étant même réutilisées en 1421 par la duchesse Marguerite de Bourgogne pour construire la tour du château de Rouvres.

Au XVe siècle, Jean de Fribourg, maréchal de Bourgogne, hérite d’un site en mauvais état : seuls subsistent une cave (ancienne cuisine), une motte et des fossés comblés. En 1459, la famille de Baissey entreprend des restaurations majeures. Jean de Baissey initie les travaux avant sa mort à la bataille de Morat (1476), puis son fils Antoine, de retour des guerres d’Italie, reconstruit le château en brique entre 1495 et 1539. Cette campagne donne au château son plan quadrilatère actuel, ses douves, sa chapelle gothique flamboyant et des pavements de faïence remarquables. Le site accueille même Catherine de Médicis et Charles IX en 1564.

La transformation en demeure de plaisance débute au XVIIe siècle sous Jacques Berbis, qui acquiert le domaine en 1680. Il supprime le corps de bâtiment nord et aménage des jardins en déviant l’Oucherotte (1690). Au XVIIIe siècle, Nicolas Lenoir, dit le Romain, mène une rénovation radicale (1757-1761) pour Nicolas-Philippe Berbis : percements de baies, décors de stucs italiens et allemands, portiques toscans, et réaménagement intérieur (hall à colonnes, grand salon). Les escaliers médiévaux sont remplacés par un escalier double, et le mobilier est redessiné. Malgré les dégâts causés par l’occupation allemande en 1870, les stucs sont restaurés.

Le XIXe siècle apporte des modifications néo-gothiques (lucarnes des tours, galerie à baies larges) et un pont construit en 1860. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château est réquisitionné : d’abord par les Allemands du KG55 (1940-1944) pour loger officiers et services de la base de Longvic, puis par les Américains du 320th Bomber Group (novembre 1944 - mars 1945). Inscrit aux monuments historiques en 1946, il appartient aujourd’hui à la famille Le Gouz de Saint-Seine et propose des chambres d’hôtes.

Le château se distingue par ses éléments médiévaux et Renaissance préservés : une cuisine voûtée du XIIIe siècle ornée de grotesques, une chapelle castrale à voûtes d’ogives et pavements émaillés armoriés (fin XVe siècle), et des carreaux de faïence uniques (1495) mêlant motifs traditionnels (blasons, châteaux) et innovations (portraits en médaillons). Le grand salon, décoré en 1756, conserve des stucs imitant le marbre, des guirlandes de roses et un bain de Diane surmontant la cheminée. Le parc de 40 hectares, avec ses arbres tricentenaires, et les douves franchies par trois ponts complètent cet ensemble alliant histoire militaire et élégance classique.

Liens externes