Traces d'occupation XVIe siècle (≈ 1650)
Des traces d'occupation du site remontent à cette période.
1690
Construction initiale
Construction initiale 1690 (≈ 1690)
Antoine Guérin Falcon de Longevialle construit le château.
1er quart XVIIIe siècle
Agrandissement majeur
Agrandissement majeur 1er quart XVIIIe siècle (≈ 1825)
Le château prend sa forme actuelle avec un plan en U.
1958
Démolition partielle
Démolition partielle 1958 (≈ 1958)
Destruction des deux avant-corps lors de l'expropriation pour le barrage de Grandval.
1980
Restauration et prix
Restauration et prix 1980 (≈ 1980)
Le château reçoit le prix Chefs-d'œuvre en péril pour la restauration de l'aile nord.
1986
Protection historique
Protection historique 1986 (≈ 1986)
Les élévations, la toiture et l'escalier en granit sont inscrits aux monuments historiques.
2001
Rachat et restauration
Rachat et restauration 2001 (≈ 2001)
Jean-Yves de Longevialle acquiert la propriété et relance les travaux de restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades, les toitures et l'escalier (cad. I 18) : inscription par arrêté du 1er juillet 1986
Personnages clés
Antoine Guérin Falcon de Longevialle
Constructeur initial du château vers 1690.
Duguesclin
Dernier combat de Duguesclin sur le site pendant la guerre de Cent Ans.
Jean-Yves de Longevialle
Propriétaire ayant racheté et restauré le château en 2001.
Origine et histoire du Château de Longevialle
Le château de Longevialle, situé à Loubaresse (Cantal), est protégé au titre des monuments historiques. Le site a servi de cadre pendant la guerre de Cent Ans et au dernier combat de Duguesclin, ce qui laisse supposer que la seigneurie existait avant le XVIe siècle. Des traces d'occupation remontent au XVIe siècle, tandis qu'une construction est attribuée à Antoine Guérin Falcon de Longevialle vers 1690. L'édifice resta le fief des Falcon de Longevialle jusqu'en 1958 et s'agrandit au fil des siècles pour former un bâtiment en fer à cheval complété par deux avant-corps. En 1958, lors de l'expropriation liée à la construction du barrage de Grandval, les deux avant-corps furent détruits et des éléments de décoration démontés avec l'accord du propriétaire pour être remontés dans des demeures voisines. EDF renonça à la démolition du bâtiment principal en 1961 et le céda, permettant le retour du château dans la famille. Isolé et inhabitable, il subit ensuite le pillage des boiseries et des parquets. En 1979, la Maison du Paysan, future écomusée de Margeride, proposa de racheter et de restaurer le château, qui reçut le prix Chefs-d'œuvre en péril en 1980 pour la restauration de l'aile nord. Les élévations, la toiture et l'escalier en granit furent inscrits aux monuments historiques en 1986 ; l'escalier a retrouvé sa balustrade démontée en 1958. Le Syndicat mixte Garabit-Grandval, devenu propriétaire, décida en 2000 de vendre plutôt que d'engager une restauration importante de l'aile sud. Jean-Yves de Longevialle acquit la propriété en janvier 2001 et relança immédiatement les travaux. Après la réfection de la charpente et de la couverture, le propriétaire s'attache à retrouver portes, boiseries et cheminées d'origine pour restituer le château dans l'état qu'il avait en 1958.
Le château actuel correspond à l'état voulu par les constructeurs du XVIIIe siècle et présente un plan en U composé d'un corps principal et de deux ailes. Un petit bâtiment carré est accolé à l'angle extérieur sud-ouest et les caves se situent à l'extrémité de l'aile sud. L'aménagement intérieur juxtapose le logis du maître et le logement des fermiers, installés à l'extrémité nord du corps de logis et communiquant directement avec l'étable et la grange qui forment l'aile droite. L'entrée principale, au centre de l'aile gauche, est précédée d'un escalier d'honneur ouvert à la française, comportant trois volées par niveau, soutenu par quatre colonnes monolithes en granit à chapiteau et orné d'une rampe en fer forgé.