Première mention 970 (≈ 970)
Lordat est cité comme chef-lieu d'un ministerium.
1034
Cession du domaine
Cession du domaine 1034 (≈ 1034)
Bernard, comte de Carcassonne, cède Lordat à son fils Roger.
IXe–Xe siècles
Origines du site
Origines du site IXe–Xe siècles (≈ 1050)
Premières traces d'occupation du piton calcaire.
XIe siècle
Construction du castrum
Construction du castrum XIe siècle (≈ 1150)
Apparition du château dans les sources historiques.
XIIIe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle XIIIe siècle (≈ 1350)
Le château est pris et détruit par le roi d'Aragon.
1582
Démantèlement du château
Démantèlement du château 1582 (≈ 1582)
Henri IV ordonne le démantèlement du château.
1923
Classement historique
Classement historique 1923 (≈ 1923)
Le château est classé monument historique.
1996
Bail emphytéotique
Bail emphytéotique 1996 (≈ 1996)
Signature d'un bail pour la conservation du site.
2015
Travaux de consolidation
Travaux de consolidation 2015 (≈ 2015)
Campagnes de consolidation et de mise en valeur du site.
2016
Réouverture au public
Réouverture au public 2016 (≈ 2016)
Le château rouvre au public avec des visites guidées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (ruines) : classement par arrêté du 18 septembre 1923
Personnages clés
Bernard, comte de Carcassonne
Cède le domaine de Lordat à son fils Roger en 1034.
Roger, premier comte de Foix
Fils de Bernard, reçoit le domaine de Lordat.
Henri IV
Ordonne le démantèlement du château en 1582.
Origine et histoire du Château de Lordat
Les ruines du château de Lordat dominent la commune de Lordat, en Ariège, depuis un piton calcaire perché à 965 mètres d'altitude ; ses murailles surplombent de 400 mètres la haute vallée de l'Ariège, le Sabarthès. L'occupation du site remonte probablement aux IXe–Xe siècles et Lordat est mentionné pour la première fois en 970 comme chef-lieu d'un ministerium ; un castrum apparaît dans les sources au XIe siècle. En 1034, Bernard, comte de Carcassonne, cède le domaine à son fils cadet Roger, premier comte de Foix. Durant la croisade contre les Albigeois, le château servit de refuge aux Cathares, et, à la fin du XIIIe siècle, il fut pris par le roi d'Aragon qui en ordonna la destruction. Abandonné par la famille de Lordat à l'époque des guerres de Religion, il fut démantelé sur l'ordre d'Henri IV en 1582 puis signalé en ruine et désert dans un texte de 1672, qui rappelle aussi son emploi ancien comme prison. Le site conserva néanmoins une influence locale et la famille Lordat semble avoir gardé des possessions dans la région jusqu'au XIXe siècle, comme en témoigne un récit populaire rapportant les derniers seigneurs. Classé monument historique le 18 septembre 1923, le château a fait l'objet d'un bail emphytéotique signé en 1996 entre ses propriétaires et la Communauté de communes des Vallées d'Ax, puis de campagnes de consolidation et de mise en valeur engagées par la collectivité à partir de 1999. Un diagnostic architectural conduit en 2012-2013 a permis de définir un programme de sécurisation et de préservation ; une première phase de travaux en 2015 a consolidé la poterne sud, des logis, la porte intérieure et une tour ouverte à la gorge. Le site a rouvert au public le 4 juin 2016 et propose depuis des visites et des animations estivales.
Dans son état actuel, le château révèle l'ampleur de ses défenses : trois enceintes concentriques, des murs épaulés par de très gros blocs et des portes percées dans des tours, dotées de chicanes. La face ouest s'appuie sur une falaise et les courtines épousent les irrégularités des plans rocheux ; au centre de l'enceinte intérieure subsistent la base d'un donjon rectangulaire et les vestiges d'une tour maîtresse dont les murs, sur plusieurs étages, étaient les plus épais de la forteresse. À l'intérieur des enceintes s'observent les restes d'habitations aux ouvertures en arcs outrepassés, les ruines d'une citerne et les traces de plusieurs bâtiments qui coexistaient avec le donjon. Aujourd'hui, le château de Lordat constitue un site patrimonial majeur de la vallée, où les travaux de conservation se poursuivent pour en assurer la sécurité et l'accueil du public.