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Château de Lorrière à Dissé-sous-le-Lude dans la Sarthe

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château de style Renaissance

Château de Lorrière

    Lorrière
    72800 Dissé-sous-le-Lude
Propriété privée
Château de Lorrière
Château de Lorrière
Château de Lorrière
Château de Lorrière
Château de Lorrière
Crédit photo : Gregofhuest - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
2e moitié du XVe siècle
Construction initiale
1865–1875
Reconstruction totale
1922–1939
Rénovation moderne
3 décembre 2001
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

En totalité : le corps de logis agrandi par Dainville, la chapelle, la fuie ; les façades et toitures des autres bâtiments (tels qu'ils figurent sur le plan de 1848 annexé à l'arrêté) ; le jardin et les murs de soutènement (cad. D 496 à 498, 500, 503) : inscription par arrêté du 3 décembre 2001

Personnages clés

Aymar de Bueil - Seigneur et commanditaire Constructeur du manoir original
Ernest François Dainville - Architecte Reconstruction du château (1865–1875)
Jules Vacherot - Paysagiste Créateur des jardins à la française
René Bernard de La Frégolière - Propriétaire et rénovateur Travaux entre 1922 et 1939

Origine et histoire

Le château de Lorrière est un manoir médiéval construit dans la deuxième moitié du XVe siècle par Aymar de Bueil, seigneur local. Ce premier édifice adopte le plan classique des manoirs de l’époque : deux pièces principales flanquées d’une tour d’escalier centrale, typique de l’architecture seigneuriale de la fin du Moyen Âge. Bien que peu documenté, ce château initial témoigne de l’influence des familles nobles en Anjou et dans le Maine à la veille de la Renaissance.

Entre 1865 et 1875, le château est entièrement reconstruit par l’architecte angevin Ernest François Dainville, dans un style néo-médiéval archéologiste. Ce projet s’inscrit dans le mouvement romantique du XIXe siècle, cherchant à ressusciter l’esprit des châteaux forts tout en intégrant des confort modernes. Les plans de Dainville reproduisent fidèlement le modèle du manoir à deux pièces, mais avec des matériaux et des techniques contemporains. Cette campagne de travaux marque la transformation du site en résidence bourgeoise, reflétant le goût de l’époque pour le passé idéalisé.

Une deuxième campagne de remaniements intervient entre 1922 et 1939, dirigée par René Bernard de La Frégolière. Les modifications visent alors à moderniser certaines parties tout en préservant l’esthétique historique. Parallèlement, les jardins à la française sont aménagés par le paysagiste Jules Vacherot, connu pour son travail aux châteaux des Milandes. Ces espaces verts, structurés et symétriques, deviennent un élément majeur du domaine, illustrant l’art des jardins du début du XXe siècle.

Le château de Lorrière est inscrit en totalité aux monuments historiques le 3 décembre 2001, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Cette protection couvre non seulement le corps de logis et la chapelle, mais aussi les façades des bâtiments annexes, la fuie (pigeonnier), et l’ensemble des jardins avec leurs murs de soutènement. L’arrêté d’inscription s’appuie sur un plan de 1848, soulignant la volonté de préserver l’intégrité du site à travers ses différentes époques.

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