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Château de Loubressay à Bonnes dans la Vienne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Loubressay

  • Le Rabout
  • 86300 Bonnes
Propriété privée
86300 Bonnes, Le Rabout

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1310
Première mention du fief
1520
Portail des Marans
1715–1720
Construction du logis actuel
1699–1817
Période de La Barre
31 décembre 1993
Classement Monument Historique
1993
Début de la restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble des bâtiments (logis et communs) constituant le château, ainsi que le sol de la parcelle (cad. ZN 99) : inscription par arrêté du 31 décembre 1993

Personnages clés

Ernest Joseph de La Barre - Commanditaire du château Responsable de la reconstruction (1715–1720)
François Joseph de La Barre - Seigneur et constructeur Inscription de 1720 sur l'escalier
Famille de Marans - Ancien seigneur (XVe–XVIe) Associée au portail de 1520
Famille des Couhé - Propriétaire (1563–1662) Armes visibles sur les tours

Origine et histoire du Château de Loubressay

Le château de Loubressay, situé dans la commune de Bonnes (département de la Vienne, Nouvelle-Aquitaine), trouve ses origines dans un fief mentionné dès 1310, alors dépendant de la baronnie de Chauvigny. Bien que des éléments médiévaux subsistent (comme les tours d’angle et un portail daté de 1520), l’édifice actuel fut reconstruit au début du XVIIIe siècle par la famille de La Barre, propriétaire des lieux de 1699 à 1817. Les dates gravées 1715 et 1720, ainsi qu’une inscription, désignent Ernest Joseph de La Barre comme commanditaire. Le logis, long de 47 mètres, s’organise entre une cour d’honneur et une cour arrière, flanqué de tours rondes partiellement conservées.

Le château conserve des traces de ses précédents seigneurs : les Couhé (1563–1662), dont les armes figuraient sur les tours, et les Marans (XVe–XVIe siècles), associés au portail de 1520. La chapelle, autrefois logée dans la tour sud, et les communs encadrés de tours arasées complètent l’ensemble. Classé Monument Historique en 1993, le site était en pauvreté état avant son rachat en 1993, date à laquelle débuta une campagne de restauration. Les plans cadastraux de 1820 attestent de la disparition progressive des jardins et du potager d’origine.

Architecturalement, le château allie un rez-de-chaussée surélevé et un comble brisé, couvert d’ardoise, tandis que les communs arborent des tuiles plates. L’élévation ouest, rythmée par onze portes-fenêtres et lucarnes à frontons variés, contraste avec la sobriété de la façade est, marquée par un escalier extérieur datant de 1720. À l’intérieur, la salle principale se distingue par des panneaux et niches en stuc. Le domaine, passé entre plusieurs mains au XIXe siècle, fut acquis en 1817 par Joseph d’André de Bellevue, avant de tomber en désuétude jusqu’à sa renaissance contemporaine.

Liens externes

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