Première mention du fief IXe siècle (≈ 950)
Charte de Charles le Chauve pour Saint-Marau
XVIIe-XVIIIe siècles
Construction du château actuel
Construction du château actuel XVIIe-XVIIIe siècles (≈ 1850)
Ensemble architectural préservé sans dénaturation
7 mars 1975
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 7 mars 1975 (≈ 1975)
Protection des façades, toitures et portail
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; portail Sud (cad. F 219) : inscription par arrêté du 7 mars 1975
Personnages clés
Charles le Chauve - Roi des Francs (IXe siècle)
Confirme le fief dans une charte
Origine et histoire du Château de Louy
Le château de Louy, implanté dans la commune de Restigné en région Centre-Val de Loire, trouve ses origines dans un ancien fief attesté dès le IXe siècle. Une charte de Charles le Chauve, datée de cette époque, confirme les possessions de la collégiale Saint-Marau, incluant ce territoire. Ce passé médiéval contraste avec l’actuel ensemble architectural, entièrement reconstruit aux XVIIe et XVIIIe siècles sans altération majeure ultérieure.
L’accès au domaine s’effectue par un portail sud en plein cintre, ouvrant sur une cour fermée par trois corps de bâtiments. Le logis principal, orienté au nord, se compose d’un corps central flanqué de deux pavillons en saillie, encadrés par des tours carrées. À l’est et à l’ouest, des communs aux toitures imbriquées complètent l’ensemble, tandis qu’une chapelle rectangulaire, coiffée d’un clocheton à dôme, marque l’angle nord-est. Ce plan régulier, typique de l’époque classique, reflète une organisation spatiale hiérarchisée.
Inscrit aux monuments historiques le 7 mars 1975, le château de Louy doit sa protection à la conservation remarquable de ses façades, toitures et portail sud. Les éléments protégés, recensés sous la référence cadastrale F 219, illustrent un patrimoine architectural préservé, où se mêlent fonctions résidentielles, religieuses (via la chapelle) et agricoles (communs). L’absence de transformations majeures depuis sa construction en fait un témoin intact des demeures seigneuriales de Touraine.