Frise chronologique
XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIIe siècle (≈ 1750)
Période de construction du manoir principal.
XVIIIe siècle
Ajout de la chapelle
Ajout de la chapelle
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Chapelle rectangulaire édifiée ce siècle.
13 février 1992
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
13 février 1992 (≈ 1992)
Inscription des façades et de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du corps de logis ; chapelle du château (cad. H 512) : inscription par arrêté du 13 février 1992
Personnages clés
| Guéhéneuc de Boishue - Propriétaire noble |
Famille possédant le château aux XVIIe-XVIIIe siècles. |
Origine et histoire
Le château de Loziers, aussi appelé manoir de Lozier (ou l'Hozier), se dresse sur la commune de Plumaugat, dans le département des Côtes-d'Armor en Bretagne. Construit aux XVIIe et XVIIIe siècles, il se compose d’un corps de logis rectangulaire flanqué de deux pavillons carrés et de demi-tourelles, organisés autour d’une cour accessible par une allée arborée. Une chapelle de plan rectangulaire, orientée nord-sud et datée du XVIIIe siècle, complète l’ensemble architectural. Les communs ferment la cour au nord, directement greffés au manoir.
À l’origine, le château appartenait aux Guéhéneuc de Boishue, famille noble bretonne qui possédait également le château de Plumaugat, une forteresse située à 500 mètres au nord-est du bourg. Ce dernier était à l’origine la propriété de la famille de Plumaugat avant de passer aux Guéhéneuc. Le manoir de Loziers, avec sa chapelle et ses façades, a été inscrit au titre des Monuments Historiques par arrêté du 13 février 1992, protégeant ainsi ses éléments les plus remarquables : le corps de logis, ses toitures et la chapelle (cadastre H 512).
Le site s’inscrit dans un paysage rural breton typique, où les manoirs comme Loziers jouaient un rôle central dans l’organisation sociale et économique locale. Ces résidences seigneuriales, souvent accompagnées de chapelles privées, reflétaient le pouvoir des familles nobles tout en servant de lieux de vie, d’administration et parfois de culte pour les populations environnantes. La présence d’une allée arborée et d’une cour fermée illustre par ailleurs l’importance accordée à la symétrie et à l’ordre dans l’aménagement des domaines aristocratiques de l’époque.