Frise chronologique
XVIe siècle
Construction du château
Construction du château
XVIe siècle (≈ 1650)
Période Renaissance, influence italienne et locale.
21 octobre 1932
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
21 octobre 1932 (≈ 1932)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures : inscription par arrêté du 21 octobre 1932
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources |
Les familles nobles berrichonnes ne sont pas identifiées. |
Origine et histoire
Le château de Lucay, situé à Luçay-le-Mâle dans le Bas-Berry, est un exemple typique de l’architecture Renaissance introduite dans la région par des familles nobles et bourgeoises, souvent influencées par les guerres d’Italie. Ce monument, aujourd’hui partiellement converti en ferme, conserve des traits caractéristiques des châteaux de la Loire, avec une tour d’angle à mâchicoulis et un corps de logis orné de pilastres corinthiens. Son implantation sur un promontoire isolé par un fossé et entouré de murs de défense reflète une double vocation, à la fois résidentielle et défensive.
L’accès au château s’effectue par un pont de pierre remplaçant un ancien pont-levis, menant à une poterne flanquée d’un donjon rectangulaire couronné de mâchicoulis. Le logis principal, structuré autour d’un pavillon central et de deux ailes, domine une cour bordée de communs. À l’extrémité de ces bâtiments, une tour ronde extérieure forme un second donjon, tandis que les vestiges de tours circulaires ou carrées, aujourd’hui réduites à leurs bases, rappellent le système défensif d’origine. Ces aménagements illustrent l’adaptation des châteaux berrichons aux évolutions militaires et architecturales de la Renaissance.
Classé Monument Historique depuis 1932 pour ses façades et toitures, le château de Lucay témoigne de l’héritage des élites locales qui, entre le XVe et le XVIe siècle, ont transformé d’anciennes forteresses en résidences plus confortables, tout en conservant des éléments médiévaux. Son plan, combinant logis seigneurial, communs et dispositifs défensifs, reflète une période charnière où l’art de la guerre côtoyait les aspirations esthétiques nouvelles, marquées par l’influence italienne. La précision de sa localisation reste cependant limitée, avec une estimation jugée a priori satisfaisante selon les sources disponibles.