Construction du château 1692 (≈ 1692)
Remplace une maison forte du XVe.
24 juillet 1944
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 24 juillet 1944 (≈ 1944)
Façades, toitures et cour protégées.
début XXe siècle
Restauration des intérieurs
Restauration des intérieurs début XXe siècle (≈ 2004)
Jardins et décors remaniés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; cour d'entrée (cad. T 32, 40, 42) : inscription par arrêté du 24 juillet 1944
Personnages clés
Famille Robiou - Propriétaire en 1709
Probable commanditaire de 1692.
Famille Le Fer de La Gervinais - Ancien propriétaire
Succession après les Robiou.
Famille Meric - Derniers propriétaires connus
Héritiers du domaine.
Origine et histoire du Château de Lupin
Le château de Lupin est une malouinière construite en 1692, située dans la commune de Saint-Coulomb, en Ille-et-Vilaine. Ce monument représente un exemple typique des maisons de campagne édifiées par les armateurs et négociants malouins à la fin du XVIIe siècle. Son architecture, marquée par un logis central prolongé par des ailes basses, reflète le style sobre et fonctionnel des résidences secondaires de l’élite maritime de Saint-Malo.
Le château a remplacé une ancienne maison forte du XVe siècle, siège d’un bailliage du comté du Plessis-Bertrand. Il est entouré d’un jardin à la française et conserve des éléments intérieurs notables, comme un escalier en bois à balustres et des plafonds à poutres apparentes. La propriété, qui a appartenu à plusieurs familles dont les Robiou (propriétaires en 1709), les Le Fer de La Gervinais et les Meric, est classée Monument Historique depuis 1944 pour ses façades, toitures et cour d’entrée.
L’accès au château se fait par une rabine, une allée bordée d’arbres caractéristique des malouinières, comme on en trouve également aux châteaux de La Motte-aux-Chauff ou de la Ville-ès-Offrans. Le portail d’entrée, orné d’une grille en fer forgé du XVIIIe siècle, et les grands toits accentués par des cheminées massives, soulignent le caractère imposant de cette résidence. Les restaurations du début du XXe siècle ont préservé son aspect d’origine, faisant du Lupin un archétype des malouinières encore visibles en Bretagne.
Le château s’inscrit dans un réseau de malouinières dispersées autour de Saint-Malo, témoignages du rayonnement économique de la cité corsaire. Ces résidences servaient à la fois de lieux de villégiature et de symboles de pouvoir pour les familles enrichies par le commerce maritime. Leur disposition, souvent isolée mais proche des axes de communication, reflétait aussi une volonté de contrôle territorial et de prestige social.