Château de Lupin à Saint-Coulomb en Ille-et-Vilaine

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Lupin

  • 35350 Saint-Coulomb
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1692
Construction du château
1709
Propriété des Robiou
1944
Inscription monument historique
Début du XXe siècle
Restauration du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures ; cour d'entrée (cad. T 32, 40, 42) : inscription par arrêté du 24 juillet 1944

Personnages clés

Famille Robiou Propriétaire du château en 1692 et 1709
Famille Uguet Propriétaire du château
Famille Chatelier de La Rabine Propriétaire du château
Famille Goret Propriétaire du château
Famille Le Fer de La Gervinais Propriétaire du château
Famille Meric Propriétaire du château

Origine et histoire du Château de Lupin

Le château de Lupin est une malouinière située à Saint-Coulomb, dans le département d’Ille-et-Vilaine en Bretagne, au nord du département et au nord‑ouest du bourg. L’édifice, construit à la fin du XVIIe siècle (1692), a remplacé une maison forte du XVe siècle et fut le siège d’un des baillages du comté du Plessis‑Bertrand. Il aurait été édifié sans doute par la famille Robiou, propriétaire en 1709, et a appartenu successivement aux familles Uguet, Chatelier de La Rabine, Robiou, Goret, Le Fer de La Gervinais puis Meric. Inscrit au titre des monuments historiques depuis le 24 juillet 1944, le château présente des éléments remontant aux restaurations du début du XXe siècle, qui ont notamment redessiné les intérieurs et les jardins actuels. Le corps de logis est flanqué de deux ailes plus récentes et comporte une chapelle et un colombier ; l’ensemble est implanté au centre d’un jardin à la française. On y accède par une rabine, comme à La Motte‑aux‑Chauff, à la Ville‑ès‑Offrans, à la Grande‑Gâtinais ou à la malouinière de La Mettrie‑aux‑Houët. L’entrée est marquée par un portail muni d’une grille en fer forgé du XVIIIe siècle. L’intérieur conserve un escalier en bois à gros balustres ainsi que des plafonds aux poutres et solives apparentes. Le château illustre l’un des modèles les plus intéressants de maison des champs malouine subsistant dans la région : un logis prolongé par des ailes basses séparant cour et jardin, une façade vigoureuse soulignée par des bossages verticaux et un bandeau horizontal, et de grands toits avec cheminées qui accentuent les masses architecturales. Le Lupin peut ainsi être considéré comme l’archétype de la malouinière au sens actuel du terme.

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