Château de Lussac en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Lussac

  • Château de Lussac
  • 17500 Lussac
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1729
Début des travaux
1752
Nouvelle campagne de travaux
Fin des années 1760
Aménagements extérieurs
XIXe siècle
Ajout d'une aile
21 décembre 1999
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les diverses parties constituant le domaine, à savoir : le logis, les autres bâtiments, les terrasses et escaliers et l'ensemble des parcelles A 281 à 295, 337, 338, 340, ainsi que la passerelle métallique, le pont en pierre enjambant la rivière Seugne et le vivier en pierre sis dans le lit de la même rivière (cad. non cadastrés) : inscription par arrêté du 21 décembre 1999

Personnages clés

Françoise-Marguerite Arnould de Vignolle Marquise des Dunes, responsable de la restauration et de l'embellissement du château au XVIIIe siècle.
François de Poute Cousin de la marquise des Dunes, héritier du château.
Charles Lys Armateur à Bordeaux, acquéreur du château en 1782.
Daniel Lys Frère de Charles Lys, co-acquéreur d'une terre contiguë au château.
Comte de Choulot Paysagiste ayant dessiné le parc du château.

Origine et histoire du Château de Lussac

Le château de Lussac, situé à Lussac près de Jonzac en Charente-Maritime, s'élève sur les bases d'un ancien château seigneurial. La seigneurie est attestée dès le XVIe siècle et passe en 1530 de Jean Vidault à François Lefourestier, époux de Catherine Vidault. En 1729 Françoise-Marguerite Arnould de Vignolle fait dresser un état des lieux révélant que les granges, le colombier, les murailles et une des tours sont en ruine; il ne subsiste alors que le pavillon de gauche et une tour, sur lesquels elle fait adosser un corps de logis bas et édifier un pavillon symétrique. Des travaux sont engagés au XVIIIe siècle (début des travaux en 1729, nouvelle campagne en 1752) et la propriété conserve de cet âge d'or des aménagements extérieurs et intérieurs caractéristiques. À l'extérieur, les terrasses et leurs escaliers à balustres, datés de la fin des années 1760 (1767 et 1769), structurent le jardin en paliers dominant la vallée de la Seugne. L'intérieur témoigne de l'art de vivre du XVIIIe siècle avec une rampe d'escalier en fer forgé, des boiseries dans les salons et des cheminées à trumeaux sculptés. Le domaine est complété au XIXe siècle par une aile basse encadrée de deux pavillons et par la construction d'une passerelle métallique. La restauration et l'embellissement du château au XVIIIe siècle sont attribués à la marquise des Dunes, décédée en 1766; elle institue pour légataire universel son cousin François de Poute, seigneur de Nieul-le-Virouil. Ce dernier vend le château et son annexe du Breuillé le 30 juin 1782 à Charles Lys pour 164 000 livres, qui, quelques années plus tard, achète avec son frère Daniel, le 2 août 1784, une terre contiguë détachée de la châtellenie de Clion pour 130 000 livres. Charles et Daniel Lys, armateurs à Bordeaux, ont acquis une importante fortune par leurs échanges avec les anciennes colonies françaises, notamment Saint-Domingue; Charles possédait plusieurs établissements et entretenait des liaisons régulières par sa flottille, dont deux navires portaient les noms Le Lys et la Saintonge. Le corps de logis bas, flanqué de pavillons à haute toiture à pans couverts d'ardoise, domine les jardins en terrasse et la vallée. Côté cour, les dépendances — écuries, poulailler, chenil, bugeoir (pièce dédiée à la lessive), fenil, granges et logements pour ouvriers — encadrent l'ensemble. Le jardin bas est structuré en parterres à la française, ponctués près des balustres par une orangerie coiffée d'une toiture « à l'italienne ». Une grande allée offre la perspective principale du parc, qui a été dessiné par le comte de Choulot et se déploie selon des allées cavalières ponctuées d'espaces plantés. Au fond du parc se situe un chenil du XIXe siècle; les communs sont couverts de treilles abritant des pieds de vigne anciens, dont un muscat âgé d'environ 150 ans. En bordure de la Seugne, près du potager, se trouve la « pêcherie », une ancienne réserve à poissons, tandis que la passerelle métallique, le pont en pierre franchissant la Seugne et le vivier en pierre dans le lit de la rivière constituent des éléments remarquables du domaine. Le logis, les communs, le lavoir, la glacière, l'orangerie, les terrasses et leurs escaliers, le parc, la passerelle métallique, le pont sur la Seugne et le vivier en pierre ont été inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 21 décembre 1999. Des visites ont été organisées du 23 juillet au 29 septembre 2019, les mardis, jeudis, samedis et dimanches, de 10h à 12h et de 14h à 18h.

Liens externes