Abandon par les chevaliers XIIIe siècle (≈ 1350)
Émigration en Suisse face aux invasions
vers 1502
Construction initiale
Construction initiale vers 1502 (≈ 1502)
Date gravée sur le logement du jardinier
1847-1850
Restaurations majeures
Restaurations majeures 1847-1850 (≈ 1849)
Travaux commandés par le comte de Lallemand
1882
Mort du comte de Lallemand
Mort du comte de Lallemand 1882 (≈ 1882)
Fin de l’ère des propriétaires ambassadeurs
1988
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1988 (≈ 1988)
Protection des façades et décors intérieurs
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du logis ; salle de bain de l'étage de soubassement du logis, avec son décor ; salon et salle à manger du rez-de-chaussée du logis, avec leur décor ; salle d'armes au premier étage du logis avec son décor ; façade Nord-Est et toiture du bâtiment des écuries (cad. AB 50) : inscription par arrêté du 6 juillet 1988
Personnages clés
Chevaliers De Malans - Premiers propriétaires
Famille noble émigrée en Suisse
Comte de Lallemand - Ambassadeur de Napoléon III
Restaura le château au XIXe siècle
Origine et histoire
Le château de Malans, situé dans la commune du même nom en Haute-Saône, est un monument emblématique de style Renaissance, construit au début du XVIe siècle (vers 1502 selon une inscription). À l’origine, il s’agissait d’un simple donjon appartenant aux chevaliers De Malans, famille noble dont l’émigration en Suisse au XIIIe siècle, face à l’avancée ennemie venue du nord, marqua l’histoire locale. Ces chevaliers, devenus protestants sous le nom de Malan, donnèrent naissance à un patronyme célèbre dans le monde vaudois, bien que ce lien reste à confirmer.
Au milieu du XIXe siècle, le comte de Lallemand, ambassadeur de Napoléon III et propriétaire des lieux jusqu’à sa mort en 1882, entreprit d’importantes restaurations. Celles-ci inclurent la construction d’un escalier monumental, la rénovation des façades (dates de 1847 et 1850 gravées), et l’embellissement des intérieurs, comme la salle d’armes ou les boiseries du premier étage. Le château se distingue aussi par sa salle de bain ornée de deux fresques classées, une rareté en France. Son inscription aux Monuments Historiques en 1988 protège aujourd’hui ses façades, toitures, et décors intérieurs remarquables.
Stratégiquement situé sur les bords de l’Ognon, le château occupait un couloir de passage historique entre la Franche-Comté et le Val de Saône, utilisé depuis l’Antiquité. Ce positionnement reflète son rôle défensif initial, avant sa transformation en résidence aristocratique. Les écuries, la tour d’escalier à flèche, et les remises à calèches témoignent de son évolution architecturale, mêlant héritage médiéval et élégance Renaissance.
Le domaine, qui comptait 25 pièces, illustre le faste de la noblesse du Second Empire, tout en conservant des traces de ses origines médiévales. La présence du monogramme AN RE au-dessus de l’entrée principale (1850) rappelle l’influence du comte de Lallemand, figure clé de son histoire récente. Aujourd’hui, le château reste un témoignage des liens entre patrimoine architectural, histoire locale, et mémoire protestante européenne.
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