Château de Malevirade à Grézet-Cavagnan dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Malevirade

  • D260
  • 47250 Grézet-Cavagnan
Château de Malevirade
Château de Malevirade
Château de Malevirade
Château de Malevirade
Crédit photo : Rsm47 - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1453
Premier occupant connu
1577
Combat près du château
Fin du XVe siècle
Transformation initiale
XVIIe siècle
Construction du château
28 décembre 1995
Inscription aux monuments historiques
Fin du XIXe et début du XXe siècle
Rénovation majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Décor peint des poutres et des murs de la salle est du pavillon sud du château (cad. ZE 9) : inscription par arrêté du 28 décembre 1995

Personnages clés

Aliénor d'Aquitaine Ordonnatrice des aménagements défensifs initiaux dans la région.
Pierre de Sacriste Premier occupant connu du château après la bataille de Castillon en 1453.
Bernard de Brocas Combattant tué lors d'un affrontement près du château en 1577.
Agrippa d'Aubigné Lieutenant grièvement blessé lors du combat de 1577.
Colin de Brocas Cadet de Bernard de Brocas, auteur de la famille de Brocas de Lanauze.
Alexandre Sacriste Membre de la famille Sacriste lié au château au XVIIe siècle.
Pierre Sacriste Membre de la famille Sacriste lié au château au XVIIe siècle.
Jeanne Sacriste Membre de la famille Sacriste, épouse de Nicolas de Brocas en 1644.
Nicolas de Brocas Époux de Jeanne Sacriste en 1644.
Antoine de Brocas Membre de la famille de Brocas, mort à Casteljaloux en 1709.

Origine et histoire du Château de Malevirade

Le château de Malvirade, aussi appelé Malevirade, se situe à Grézet-Cavagnan, dans le Lot-et-Garonne, en Nouvelle-Aquitaine. C'est un édifice du XVIIe siècle partiellement inscrit aux monuments historiques par arrêté du 28 décembre 1995. Le bâtiment comprend un corps de logis cantonné de deux pavillons et une aile en retour d'équerre. Une salle du pavillon sud conserve des poutres peintes représentant des scènes de chasse tropicale et une frise de trophées militaires. L'édifice a été fortement remanié à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Le site trouve ses origines dans des aménagements défensifs ordonnés au temps d'Aliénor d'Aquitaine, qui fit reconstruire des tours et des places fortes le long de la frontière est de l'Aquitaine. Un alignement de châteaux suit cet ancien tracé frontalier, parmi lesquels figurent Malevirade, Cavagnan, Labastide, Plantey, Lacaze, Archambaud, Fontpeyre, Molayres et Sendat. Le château a été transformé à partir du dernier quart du XVe siècle par la famille Sacriste, qui acheva les travaux au siècle suivant. Pierre de Sacriste, vassal des Albret, est cité comme premier occupant après la bataille de Castillon en 1453. Les pierres utilisées provenaient en partie de carrières bordelaises et furent acheminées par bateau sur la Garonne puis par charrettes jusqu'au Grézet, tandis que le bois de charpente était fourni par les forêts voisines. Malgré ces ressources, quelques aménagements défensifs restèrent nécessaires en raison des guerres de religion qui affectèrent la région et Casteljaloux. Des documents et des croquis historiques montrent l'enceinte du château, les tours initiales, les limites de la Gascogne ancienne et des vues depuis la route. En 1577, Bernard de Brocas fut tué près du château lors d'un combat mené par les Réformés de Casteljaloux ; d'Aubigné rapporte que l'engagement fut très acharné et que Brocas et un autre combattant se seraient tranché la gorge. La Vachonnière, gouverneur commandant les assaillants, périt au cours de cet affrontement et d'Aubigné, alors lieutenant, fut grièvement blessé. Bernard de Brocas était le père d'un cadet, Colin de Brocas, auteur de la famille de Brocas de Lanauze. La famille Sacriste reste liée au château au XVIIe siècle : Alexandre et Pierre Sacriste assistent à un mariage en 1642, Jeanne Sacriste épouse Nicolas de Brocas en 1644 et un Antoine de Brocas meurt à Casteljaloux en 1709. L'origine du toponyme "Malvirade" est incertaine : il pourrait associer l'ancien occitan virada, « tournant », à l'adjectif mala ou male, « mauvais », mais la signification exacte et la date d'attribution du nom restent difficiles à préciser.

Liens externes