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Château de Malvirade dans le Lot-et-Garonne

Château de Malvirade

    901 D26047250 Grézet-Cavagnan

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction de la tour de surveillance
1453
Prise de possession par Pierre de Sacriste
1577
Combat entre réformés et catholiques
XVe–XVIe siècles
Transformation en château
28 décembre 1995
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Aliénor d'Aquitaine - Duchesse d’Aquitaine Ordonna la construction de la tour.
Pierre de Sacriste - Premier occupant attesté Vassal des Albret, initia la transformation.
Bernard de Brocas - Noble local Tué en 1577 lors d’un combat.
Henri IV - Roi de France, ancien duc de Gascogne Symbole de la transition vers la Renaissance.

Origine et histoire

Le château de Malvirade, aussi appelé Malevirade, trouve ses origines dans une tour de surveillance construite sur ordre d’Aliénor d’Aquitaine au XIIe siècle. Cette dernière, héritière du duché d’Aquitaine, cherchait à renforcer les frontières orientales de ses terres face au comté de Toulouse. Elle utilisa des vestiges gallo-romains pour ériger des places fortes, dont Malvirade, aligné avec d’autres châteaux comme Cavagnan ou Fontpeyre. Ces fortifications protégeaient notamment la ville de Casteljaloux, alors menacée.

Au XVe siècle, après la bataille de Castillon (1453), la famille Sacriste, vassale des Albret, transforma la tour médiévale en un véritable château. Les travaux s’étalèrent jusqu’au XVIe siècle, utilisant des pierres calcaires denses transportées depuis Bordeaux par la Garonne, tandis que le bois provenait des forêts locales. Malgré les guerres de Religion, le site devint un symbole de la transition vers la Renaissance en Gascogne, sous l’influence d’Henri IV et de la maison d’Albret.

Le nom « Malvirade » (ou Malevirade) pose question : issu du gascon mala virada (« mauvais virage »), il pourrait évoquer un lieu difficile d’accès ou une menace, comme d’autres toponymes occitans tels que Mauvezin. En 1577, le château fut le théâtre d’un combat acharné entre réformés et catholiques, où périt Bernard de Brocas, noble local. Ce conflit illustre les tensions religieuses qui marquèrent la région jusqu’à la fin du XVIe siècle.

Le premier occupant attesté fut Pierre de Sacriste, qui prit possession du château après 1453. Les matériaux de construction, comme les pierres bordelaises ou le bois des collines du Mas, reflètent les ressources et les défis logistiques de l’époque. L’édifice, partiellement inscrit aux monuments historiques en 1995, témoigne aujourd’hui de cette histoire mouvementée, entre défense médiévale et adaptation renaissante.

Liens externes

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