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Château de Marandière à Estivareilles dans la Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Marandière

  • Marandière
  • 42380 Estivareilles
Propriété privée
42380 Estivareilles, Marandière

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1468
Construction initiale
vers 1560
Incendie partiel
XVIIe siècle
Interventions de Rochebaron
XVIIIe siècle
Rénovation du donjon
XIXe siècle
Transformations structurelles
18 novembre 1997
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château ; communs donnant sur la cour à l'est ; porche fortifié à l'est avec les deux bâtiments qui le flanquent ; bâtiment de la ferme à l'ouest (cad. A 370, 368, 371) : inscription par arrêté du 18 novembre 1997

Personnages clés

Seigneurs de Rochebaron - Commanditaires initiaux Constructeurs du château au XVe siècle.
Baron des Adrets - Auteur de l'incendie Responsable des dégâts vers 1560.
Guillaume de Rochebaron - Propriétaire au XVIIe Intervient avec Yolande de Lamps.
Yolande de Lamps - Épouse de Guillaume Associée aux travaux du XVIIe siècle.

Origine et histoire du Château de Marandière

Le château de Marandière est une maison forte construite au XVe siècle par les Seigneurs de Rochebaron, comme en témoigne la date de 1468 gravée sur la hotte de la cheminée du premier étage. Ce monument, adossé à un donjon plus ancien du XIVe siècle, présente un plan asymétrique en U, avec des éléments défensifs marquants : tours à toits coniques, porche fortifié et communs en moellons de granite. Les encadrements de baies et les chaînes d’angles, en pierre de taille, ainsi que les voûtes variées (berceau plein cintre, arêtes, plates) illustrent une transition entre le Moyen Âge et la Renaissance. Le logis et les tours, typiques du XVe siècle, conservent leur allure fortifiée tout en annonçant les évolutions architecturales à venir.

Au fil des siècles, le château a subi plusieurs transformations majeures. Partiellement incendié vers 1560 par le baron des Adrets, il voit certaines de ses baies modifiées et des communs ajoutés. Au XVIIe siècle, Guillaume de Rochebaron et son épouse Yolande de Lamps interviennent sur le site, tandis qu’au XVIIIe siècle, le donjon est profondément remanié. Le XIXe siècle marque une phase de changements structurels importants : ouverture de baies au rez-de-chaussée, modification des voûtes, cloisonnement des pièces, et construction de nouveaux communs. Enfin, un plan d’eau est rattaché à la propriété au début du XXe siècle, complétant l’ensemble.

L’intérieur du château reflète ces époques successives, avec des aménagements et décors datant des XVIIe (chambre de l’aile sud), XVIIIe (salles et baies du donjon) et XIXe siècles (salle à manger, boiseries, carrelages). Deux escaliers en maçonnerie, l’un tournant et l’autre en vis, desservent les étages, tandis que les plafonds à solives apparentes dits « à la fougère » ou en plâtre ajoutent au caractère historique des lieux. Le décor sculpté de la façade, étudié pour sa valeur patrimoniale, souligne l’importance artistique du monument. Inscrit aux Monuments Historiques le 18 novembre 1997, le château de Marandière incarne aujourd’hui un héritage architectural et culturel préservé.

Liens externes

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