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Château de Marcellus dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château de style Classique
Lot-et-Garonne

Château de Marcellus

    D143
    47200 Marcellus
Propriété privée
Château de Marcellus
Château de Marcellus
Château de Marcellus
Crédit photo : Henry Salomé - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1383
Seigneurie des Albret
XIVe siècle
Construction du premier château
1581
Vente par Henri de Navarre
XVIe-XVIIe siècles
Reconstruction partielle
1772-1775
Refonte par Bonfin
29 août 1986
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures du château, des deux pavillons d'entrée et des communs ; l'escalier avec sa rampe de fer forgé ; le grand et le petit salon avec leur décor (cad. AE 33, 35) : inscription par arrêté du 29 août 1986

Personnages clés

Henri de Navarre (futur Henri IV) - Ancien propriétaire Vend le château en 1581.
Aymeric de Gasq - Conseiller au parlement Acheteur en 1581, famille conservatrice.
Richard-François Bonfin - Architecte bordelais Conçoit le nouveau château (1773-1775).
André Joseph de Martin du Tyrac - Commanditaire des travaux Comte propriétaire au XVIIIe siècle.
Joseph Cazade dit Jolycœur - Maître-maçon Dirige les travaux de 1773.
Joseph Antoine - Peintre du XVIIIe Auteur des décors intérieurs.
Famille d’Albret - Seigneurs médiévaux Propriétaires depuis 1383, édificateurs possibles.
Henri IV - Ancien propriétaire Vend le château en 1581.

Origine et histoire

Le château de Marcellus, situé dans le département de Lot-et-Garonne, trouve ses origines au XIVe siècle avec une première forteresse probablement construite par la famille d'Albret, seigneurs du lieu depuis 1383. Cet édifice médiéval, aujourd’hui disparu, servait à défendre la plaine de la Garonne. En 1581, Henri de Navarre (futur Henri IV) vend le château à Aymeric de Gasq, conseiller au parlement de Bordeaux, marquant le début d’une reconstruction partielle entre les XVIe et XVIIe siècles, comme en témoigne un portrait équestre d’Henri IV sur une cheminée.

Au début du XVIIIe siècle, le domaine passe à la famille Demartin du Tyrac (plus tard Martin du Tyrac de Marcellus). En 1772, les pavillons septentrionaux sont reliés par une terrasse soutenue par des arcades. L’architecte bordelais Richard-François Bonfin dresse en 1773 les plans d’un nouveau château pour le comte André Joseph de Martin du Tyrac, dont les travaux, dirigés par le maître-maçon Joseph Cazade, s’achèvent en 1775. Le château actuel, en pierre de taille, conserve un plan en U avec logis et pavillons, tandis que des éléments Renaissance (comme les pavillons cantonnés) sont intégrés à la structure.

Les intérieurs, notamment le grand et le petit salon, gardent leur décoration d’origine, incluant des peintures réalisées en 1775 par Joseph Antoine. Le domaine, passé par alliance à la famille de Chérade de Montbron au XIXe siècle, est aujourd’hui propriété d’une SCI. Classé monument historique en 1986, il allie héritage médiéval, transformations Renaissance et élégance classique du XVIIIe siècle, illustrant l’évolution architecturale et sociale de la noblesse régionale.

L’architecture du château reflète aussi des influences bordelaises, avec des matériaux réemployés et des aménagements comme une chapelle et une bibliothèque dans les anciens pavillons. Les travaux du XIXe siècle, supervisés par l’architecte Dufart, ont restauré sculptures, vestibule et salons, tandis qu’un porche et des communs (ferme, écuries, château d’eau) complètent l’ensemble, fermant la cour en un plan harmonieux.

Le site, dominé par une terrasse creusée de caves voûtées, offre une façade sud ornée d’une grille entre deux piliers à pilastres. Les avant-corps, couronnés de frontons semi-circulaires, et le balcon soutenu par des colonnes ioniques soulignent le style néoclassique. Malgré les destructions partielles des siècles passés, le château conserve des traces de son histoire Renaissance, comme en attestent les vestiges de la plate-forme et les réemplois de matériaux.

Liens externes